Avec l’affaire Bettencourt-Woerth, on en viendrait presque à oublier que sur le front parlementaire le gouvernement est empêtré dans ses propres filets.

Depuis le début de l’examen en seconde lecture du projet de loi de réforme des collectivités territoriales, le gouvernement s’est vu infliger de sérieux revers.

Depuis le mois de septembre 2009, les socialistes des trois assemblées(1) travaillent ensemble sur les questions de la régulation financière et de la gouvernance économique.

L’objectif est double : il s’agit d’une part de coordonner nos travaux en établissant une feuille de route sur des sujets centraux pour la sortie de crise ; d’autre part, ce thème fédérateur nous permet de définir une méthode de travail pour nos groupes politiques dans le cadre de la mise en oeuvre progressive du traité de Lisbonne ; ainsi, nous expérimentons et préparons un véritable manuel pédagogique et pratique de l’utilisation du traité de Lisbonne, anticipant le renforcement des liens entre les parlements nationaux et le Parlement européen. Nos travaux s'inscrivent également dans le cadre de ceux menés au sein du Parti Socialiste Européen et du Parti Socialiste Français.

M. le président. La parole est à M. Richard Yung. (MM. Didier Boulaud et Robert Hue applaudissent.)

M. Richard Yung. Monsieur le secrétaire d’État, voilà quelques jours, dans un quotidien du soir, vous avez qualifié la réforme dont nous discutons d’« ambitieuse », ce qui est vrai, je vous en donne acte. Toutefois, il aurait été plus juste de dire que, si tel est le cas, c’est en grande partie grâce au Parlement. Je me réjouis de voir que celui-ci sert à quelque chose ! Nous sommes en effet parfois amenés à nous poser la question.