Le 28 mars, j'ai adressé un courrier au Président de la République afin d'attirer son attention sur la nécessité de maintenir le budget militaire à un niveau suffisant pour assurer la sécurité des Français établis hors de France.

Monsieur le Président,

Dans la perspective de la remise du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, et du prochain projet de loi de programmation militaire, je me permets d’appeler votre attention sur l’importance du rôle joué par l’armée en matière de protection des Français établis hors de France.

Comme vous le savez, les forces prépositionnées à l’étranger (Sénégal, Djibouti, Gabon, Émirats arabes unis) ainsi que les soldats engagés sur les théâtres d’opérations extérieures ont notamment pour mission de garantir la protection des intérêts français à l’étranger et, tout particulièrement, la sécurité de nos concitoyens qui résident dans des zones géographiques instables. Ils sont également chargés de la protection de ressortissants d’autres nationalités.

Ce dispositif a fait la preuve de son efficacité. En ma qualité de sénateur représentant les Français établis hors de France, je puis témoigner que les récentes opérations d’évacuation (Liban, Côte d’Ivoire, Tchad, etc.) se sont déroulées dans d’excellentes conditions grâce au professionnalisme des unités servant hors du territoire national.

Je crains malheureusement que la baisse du budget de la Défense, telle qu’elle est envisagée, ne remette en cause la présence militaire française à l’étranger, et donc la capacité de notre armée à venir en aide à nos concitoyens établis hors de France.

Le ministère de la Défense doit certes participer à l’effort budgétaire. Cependant, l’instabilité politique de nombreux pays et l’augmentation constante du nombre de Français résidant à l’étranger rendent nécessaire le maintien de capacités d’intervention suffisantes.

Aussi, je souhaite insister sur la nécessité de maintenir les crédits budgétaires consacrés aux forces militaires présentes à l’étranger à un niveau qui permette de garantir la sécurité de nos compatriotes expatriés.

Vous remerciant d’avance pour l’attention que vous voudrez bien porter à ma demande, je vous prie de croire, monsieur le Président, à l’expression de ma très haute considération.


Richard YUNG

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