L'Hexagone se place derrière les États-Unis et le Japon, mais les entreprises tricolores ont déposé beaucoup plus de brevets que leurs homologues allemandes ou chinoises.

La France pointe au troisième rang mondial pour le nombre d'entreprises et organismes innovants, selon un classement publié aujourd'hui et prenant en compte les brevets déposés. Dix organisations tricolores ont été retenues par le groupe Thomson Reuters dans ce « Top 100 », compilé pour la cinquième année consécutive et qui reste dominé par le Japon (40 organisations) et les États-Unis (35). Trois entités françaises sont entrées dans le classement par rapport à 2014.

Les organisations françaises distinguées par Thomson Reuters sont les entreprises Alcatel-Lucent, Alstom, Arkema, Safran, Saint-Gobain, Thales, Valeo et les organismes CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives), CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et IFP Energies nouvelles.

Du point de vue des grandes évolutions, les secteurs comme les semi-conducteurs ont tendance à perdre du terrain, tandis que l'automobile, l'industrie pharmaceutique et l'industrie chimique se développent, selon Dominique Ducay, Directeur de la stratégie et de la propriété intellectuelle chez Thomson Reuters. Le palmarès est calculé à partir du volume de brevets, du taux de brevets acceptés comparé au volume déposé, à la portée géographique des brevets et à leur influence en aval.

« Le volume ne fait pas tout, on s'intéresse beaucoup dans l'étude à la qualité de ces brevets, à leur influence et à leur protection globale », a expliqué Dominique Ducay. Pour faire partie de l'étude, les sociétés doivent avoir développé « au minimum 100 inventions réelles au cours des cinq dernières années ».

L'Allemagne, avec quatre organisations, et la Corée du Sud (trois), détiennent respectivement les quatrième et cinquième place. En revanche, ni le Royaume-Uni, ni la Chine ne figurent dans le « Top 100 » après que le géant chinois des télécoms Huawei soit sorti du classement cette année. « Seulement 6% des inventions chinoises donnent lieu à des dépôts de brevets à l'international », a remarqué M. Ducay. De son côté, le Royaume-Uni semble subir le fait que les investissements en recherche et développement n'ont pas toujours été la priorité des pouvoirs publics, représentant 1,63% du PIB contre 3,47% pour le Japon. Ce chiffre est de 2,85% en Allemagne, 2,73% aux Etats-Unis et 2,23% en France, selon l'étude.

AFP (12/11/15)

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