Je me réjouis de l’adoption par le Sénat ce soir de ma proposition de résolution relative aux enfants franco-japonais privés de liens avec leur parent français suite à un divorce ou une séparation.

Ce texte, que j’avais déposé le 13 juillet dernier, a été voté à la quasi-unanimité. Le gouvernement, qui était représenté par Michèle ALLIOT-MARIE, s’en est remis à la sagesse de la Haute assemblée.

Cette résolution traite d’un sujet très difficile : l’impossibilité dans laquelle se trouvent actuellement de nombreux citoyens français d'exercer au Japon leurs droits parentaux (droit de visite, garde alternée) après un divorce d'avec un ressortissant japonais.

Par ce texte, le Sénat ne cherche pas à remettre en cause la souveraineté du Japon, mais attire l’attention des autorités nippones sur la nécessité de reconnaître aux enfants franco-japonais le droit de conserver des liens avec chacun de leurs parents.

Cette initiative parlementaire, à laquelle s’est joint mon collègue Louis DUVERNOIS, fait écho à la résolution que la Chambre des représentants américaine a adoptée le 29 septembre dernier.

Il appartient désormais au gouvernement français de la transmettre aux autorités nippones, si possible avant le déplacement que le Président de la République doit prochainement effectuer au Japon, et au cours duquel la question des divorces franco-japonais sera très vraisemblablement abordée.

Vous pouvez lire mon intervention en séance en cliquant ici.

Vous pouvez lire deux dépêches de l'AFP sur le problème des enfants franco-japonais en cliquant la.

Commentaires   

#1 Jean-Bernard DUMERC 03-02-2011 01:42
Monsieur le sénateur
Félicitations pour cette résolution bien ciblée et merci pour votre travail en faveur de nos enfants. La chaine publique de télévision japonaise NHK a déjà repondu hier soir, en relayant l’information du vote de votre résolution et vous êtes donc apparu quelques brêves secondes sur l’écran. Le son était cependant réservé au commentateur de la chaine qui, malgré qu’elle ne vous ait pas accordé le droit à la parole en direct, s’est autorisé un long droit de réponse, qui fut sans surprise plutot réactionnaire et un tant soit peu biaisé. Espèrons tout de même que certains auditeurs auront compris que les témoignages des opposantes à la signature du traité de la Haye ne sont pas les meilleures représentantes de la gente féminine Japonaise, qui sous son apparence délicate est en fait consitutée de personnes tout à fait capables. Contrairement à la représentation qui en a été faite, les femmes Japonaises ne sont pas toutes des personnes incultes et timorées devant être retournées à l’abri dans leurs iles natales une fois qu’elle ne sont plus sous les ordres du chef de famille étranger. Bien que ce discours réactionnaire et isolationiste soit toujours un peu décourageant, grâce à vous, le débat aura fait un petit pas de plus vers le jour radieux où la société Japonaise saura à même de considérer que ses citoyennes sont des citoyennes du monde à part entière, capables de survivre dans des législations outremer des pays modernes comme la France et que les enfants nés de pères Français ne sont pas des demi-japonais fragilisés mais des bi-nationaux, qui devraient être forts et fiers de leur double héritage.
Jean-Bernard DUMERC
Vice President, Attaché Solidarité
Association des Français du Japon