Air France

Lors de mes voyages à l’étranger, je rencontre les Français établis hors de France grâce à des permanences à l’ambassade ou dans les consulats, des rencontres dans le réseau culturel, des visites de lycée français, des conférences dans les chambres de commerce... Je rencontre aussi nos concitoyens qui m’accueillent toujours très chaleureusement. À mon retour à Paris, je traite les différents dossiers soulevés par les expatriés français lors de ces rencontres.

Vous trouverez ici les comptes rendus de mes différents déplacements à l’étranger.

La section PS de La Haye nouvellement recréée sous l’impulsion de sa dynamique secrétaire Hélène Le Moing m’a invité le 20 mars pour parler de la campagne présidentielle de notre candidate Ségolène Royal. Une trentaine de camarades et de sympathisants de gauche avaient répondu à l’invitation. ous avons longuement débattu des questions institutionnelles, de l’enseignement français à l’étranger, de la candidature Bayrou.

Le 26 mars, visite de travail au lycée en compagnie de Madame Guyot-Nowak, consul général et de Cédric Etlicher, conseiller AFE. Le nouveau proviseur M. Donnet et son équipe de direction nous expliquent la situation sur le principal problème, les locaux. Les demandes d’inscription pour la prochaine rentrée font penser qu’il manquera plusieurs classes. Les solutions sont les suivantes : louer des locaux à titre provisoire - en attendant que le nouveau lycée soit construit dans 5 ans- , prendre sur l’immeuble de France, ou fermer les deux premières années de maternelle. Le vrai problème me semble-t-il réside la chaîne de décisions. Au cours de la rencontre avec Mme Galard, présidente de l’association de parents d’élèves APENG, je téléphone à Maryse Bossière, directrice de l’AEFE, ce qui a permis de relancer la recherche de solution.

Le 9 avril, René Aicardi, Etienne Barral, président de l’ADFE qui a organisé ces trois journées et moi-même, sommes reçus par notre ambassadeur Gildas Le Lidec, en compagnie d'Alexis Lamek, conseiller culturel et de Philippe Le Corre, consul. Les relations franco-japonaises sont très bonnes mais manquent probablement un peu de relief. La place de la France reste forte mais perd du terrain au fur et à mesure que le Japon redécouvre son identité asiatique. Avec le départ de Jacques Chirac, les Japonais estiment qu’ils perdent un grand ami, au-delà de la politique, et scrutent les déclarations des candidats à l’élection présidentielle pour « deviner » quelle politique japonaise pourrait être la leur. L’ambassadeur estime que les relations pourraient être relancées en développant des relations avec de « nouveaux acteurs » : collectivités régionales et territoriales. Un projet se monte avec la ville de Nantes et celle de Niigata dans le domaine culturel. D’autres villes et d’autres thèmes pourraient être envisagés.

Je commence mes visites par l’école du Petit Lotus Bleu où je suis accueilli par Karin Gerstner, directrice, et la trésorière du comité de gestion. Abrité par la Montessori Sunrise, une école chinoise à vocation internationale, ouverte en septembre 2006, elle scolarise les tout-petits de la maternelle au CP (37 élèves maintenant, 65 prévus à la rentrée) et compte ouvrir le niveau supérieur chaque année. La moitié des leçons se fait en chinois et l’autre en français, de manière successive. Son homologation par l’AEFE est en cours. C’est une initiative de parents pour garder une école située en centre-ville. Le coût de la scolarité est de 5500 € par an. C’est une très belle réalisation qui promeut un vrai bilinguisme à l’âge où les enfants apprennent facilement. Le principal souci est que l’école risque d’être victime de son succès et que des locaux plus grands devront être trouvés dans deux ou trois ans. Se posera également la question du rapprochement avec l’école franco-allemande.