Accueil à l’aéroport par M. Axel Cruau, Consul général.

L’après-midi du 12 est consacrée à la visite du consulat avec MM. Bernard Nedelec, Consul général adjoint, Jérôme Périolat, Chef de chancellerie et Mme Chantal Verollet, cheffe du service des visas.
La communauté française est de l’ordre de 10000 inscrits avec probablement 4 à 5000 non-inscrits. La Liste électorale est actuellement de 6000 mais la perspective des élections présidentielles et législatives va entraîner des inscriptions. Le fait nouveau est que le nombre de Français diminue (- 10%par rapport à 2015), ce qui deviendra un véritable souci si la tendance se confirme.
C’est une population jeune et active, plutôt prospère (il n’y a que deux allocataires et 60 boursiers) mais qui se vit peu collectivement en tant que communauté française. Récemment il y a eu quelques cas de précarisation (perte d’emploi, difficultés avec les frais élevés de scolarité).
Les dépôts et paiements des visas sont sous-traités à un prestataire extérieur qui traite également les dossiers pour d’autres pays Schengen (Allemagne, Suisse, ...) Le consulat vérifie le travail fait et met une estampille officielle. Certes c’est la manifestation de la souveraineté nationale à laquelle nous sommes (tant) attachés, mais je reste persuadé qu’il serait possible de mettre en place des bureaux communs de délivrance des visas Schengen. Outre les économies d’échelle et de personnel, cela aurait le grand avantage d’éviter la « concurrence » consulaire est d’amener une harmonisation progressive. Mais cette idée se heurte depuis 10 ans à une opposition marquée du MAE (voir le rapport sénatorial Doligé - Yung).
À noter enfin que l’Accord entre la Chine et la France en matière sociale (permettant en particulier de valoriser les années travaillées en Chine) n’est toujours pas signé. Il s’agit d’éviter les doubles cotisations dans le domaine vieillesse et chômage pour les travailleurs détachés puisque la Chine a introduit une assurance sociale en 2011 - ce qu’on ne peut lui reprocher -. Ceci permettrait la prise en compte des années travaillées en Chine lors de la liquidation de la retraite en France. Plusieurs pays (Allemagne, Pays Bas, Canada, ...) ont signé un accord de ce type. Même si la partie française demande quelques avantages supplémentaires (statut des détachés, valorisation des années passées dans un autre pays, ...), je crains que le projet se heurte maintenant aux réticences chinoises en matière d’emploi des étrangers.
Le consulat général compte aussi un service de coopération et d’action culturelle, avec un attaché culturel, un attaché de coopération universitaire, un attaché pour la science et la technologie et leurs équipes, ainsi qu’un officier de liaison de sécurité intérieure.

Le 13 octobre, une table ronde très intéressante est organisée par M. Fabien Chareix, attaché de coopération universitaire. Elle nous permet de rencontrer une dizaine d’écoles maternelles et primaires, de collèges et le lycée, ainsi que le programme FLAM, c’est-à-dire la quasi-totalité du système éducatif français et francophone de Shanghai. Les conseillers consulaires participent à la réunion ainsi que Mme Laure Pallez, conseillère AFE, que j’ai rencontrée à Paris avant cette visite.
La baisse des effectifs n’est pas très marquée, sauf pour le lycée (-10%). Quelques établissements ont vu des départs en cours d’année ou des non confirmations d’inscription.
Pour le lycée français de Shanghai, il est à espérer que la tendance s’inverse pour assurer le financement du plan d’investissement et la capacité de remboursement d’un emprunt éventuel (garanti par l’anefe ?) pour la construction du nouveau campus. Il y aura nécessairement une hausse des écolages (actuellement 18.000 € par an pour une terminale) augmentée de l’introduction de la TVA à 6 %, sauf dérogation du gouvernement chinois. Deux tiers des écolages sont payés par les entreprises et on peut dire que, en ce sens, ce sont elles qui financent le nouveau site. Restent un tiers qui sont payés « directement » par les parents pour qui la charge peut devenir trop lourde. L’AEFE fait un gros effort de soutien en baissant les remboursements sur les salaires des enseignants mis à disposition.
Sur un plan plus général, Je ne peux que regretter ce que j’ai exprimé depuis des années, à savoir que la possibilité d’une véritable école Franco-allemande ait été ratée, les deux écoles vivant côte-à-côte mais sans liens. Je comprends bien qu’un projet de cette ampleur ne peut être de la seule compétence de l’association gestionnaire, mais le message politique eut mérité un engagement public.
Il semble qu’une centaine d’enfants français ne soient pas scolarisés dans une école francophone (pour des causes diverses).
La question de l’aide aux enfants en difficulté est soulevée : difficulté de trouver des aides de vie scolaire formés, coût pour les parents, ... Je suggère de se rapprocher de l’AEFE qui vient de mettre en place un Observatoire pour les élèves à besoins éducatifs particuliers (OBEP).

L’après-midi, réunion avec M. Raphaël Péquignot, Conseiller économique et M. Frédéric SZABO, directeur délégué Business France Chine et directeur du bureau de Shanghai.

Puis rencontre avec Maîtres Olivier Dubuis et Zhen Huang du cabinet UGGC, avocats spécialisés en propriété intellectuelle.
Les difficultés générales de protection demeurent, avec un changement en ce qu’il devient de plus en plus difficile d’enregistrer une marque (les critères de notoriété, de dépôts antérieurs et à l’étranger, ne sont pas pris en compte).
L’administration des marques est de qualité moyenne et doit être impérativement améliorée. Il y a également une faiblesse de la protection des indications d’origine et des appellations d’origine (confusion sur l’outil juridique).

Pour finir, entretien avec Mme Lydie Aymé de la Société général sur les activités bancaires et financières d’une banque française en Chine.

Conférence à ShanghaiLe soir réunion publique organisée par la section
Français du monde-adfe de Shanghai, présidée
par Mme Stéphanie Hericher, avec une cinquantaine
de personnes sur l’avenir de l’Europe et le Brexit.
Très bon débat et l’occasion d’indiquer la candidature
de Mathias Assante aux prochaines élections législatives.

 

Le 14 octobre, j’ai eu le plaisir de participer au petit déjeuner mensuel des Conseillers du commerce extérieur, en fait les chefs d’entreprises français installés à Shanghai (entreprises françaises ou chinoises).
Une quarantaine d’entre eux couvrant tous les secteurs économiques présentent leurs activités récentes et nous donnent ainsi une vue générale de la situation économique dans la région.

Après une courte réunion avec les conseillers consulaires, visite de l’Institut Pasteur avec M. Gaétan Messin, Attaché pour la science et la technologie, et Laure Pallez qui y exerce. C’est une collaboration très intéressante entre les équipes de recherche françaises et chinoises. M. Hong Tang, Directeur, indique l’intérêt de l’Académie chinoise des sciences pour développer des projets communs avec les Instituts Pasteur en Afrique Noire et même à développer un laboratoire « miroir » en France.
Une réflexion approfondie, côté français, est à mener.

Pasteur Shanghai

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