Pour la première fois, Madagascar était l’hôte d’un sommet de la Francophonie. L’affaire avait été reportée en 2009 à l’époque de la transition entre les présidents Ravelomanana et Rajoelina.

Cette fois ci une cinquantaine d’États étaient présents et 17 Chefs d’État (un peu moins que d’habitude). Absent remarqué, Mohamed VI pourtant présent à Madagascar.

Les débats sont censés se faire un thème très (trop) Ambitieux « croissance partagée et développement responsable ». Une intervention musclée, celle de Justin Trudeau premier ministre du Canada sur la place des femmes et le nécessité de développer l’enseignement.
(Voir le discours de François Hollande)

Succès politique donc pour l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’OIF, dont la Secrétaire générale est la Canadienne Mickaëlle Jean. Succès aussi pour Madagascar dont certains doutaient de la capacité à organiser une telle réunion.

Une des principales questions étant l’admission de nouveaux membres (Ontario, Argentine, Corée, Nouvelle Calédonie).
Débat un peu crispé autour de l’admission de l’Arabie saoudite comme observateur, certains pays lui reprochant de ne pas être véritablement francophone.

La presse malgache, très libre d’opinion, a aussi souligné qu’une partie des marchés passés à l’occasion du Sommet l’ont été sans appel d’offres et que la qualité des rocades construites par des sociétés chinoises est médiocre. Il y a aussi l’idée que la pauvreté du peuple malgache a été cachée aux participants du Sommet. Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement aurait recours à un « village Potemkine » en de telles circonstances.

Monument du Lac Anosy
François Hollande se rend en fin d’après-midi au monument aux morts qui est au centre du Lac Anosy (avec une colonne surmontée d’une Victoire ailée), au cœur de Tananarive.
Quelques anciens combattants malgaches et français, très âgés, sans doute 95 ans, sont là, présence émouvante. Discours remarqué du Président République qui marque les regrets de la France pour les massacres de population civile en 1947.


Dîner à la résidence de France avec les élus (conseillers AFE et consulaires), des chercheurs, hommes d’affaires, ...


Le 27, François Hollande et Macky Sall participent à une table ronde sur les sociétés de droit d’auteur en Afrique et dans nos départements des outre-mer. C’est une nécessité pour permettre aux créateurs africains de vivre de leurs œuvres, de trouver des salles de concert et de cinéma (il n’y en a plus en Afrique), d’organiser des tournées, ... La Sacem française est la première société collective de droits dans le monde avec 1,2 milliards de droits collectés. Elle est organisée sous forme coopérative dont les dirigeants sont élus par ses sociétaires. Elle a des accords avec de nombreux artistes non français pour gérer leurs droits.
Table ronde avec Macky Sall

Nous avons ensuite reçu l’association Zazakely Sambatra qui scolarise des enfants malgaches et dont la fondatrice Véronique de Bourgies a fait partie des victimes des assassinats du 13 novembre.

Avec l’association Zazakely Sambatra

Rencontre ensuite avec l’association des « Oubliés de Madagascar » qui défend des ressortissants d’origine indienne qui n’ont aucune nationalité ni française ni malgache. Le gouvernement français à la suite de plusieurs interventions des parlementaires des Français hors de France , reprend les dossiers un à un et cherche une solution appropriée.
Avec l’association des « Oubliés de Madagascar »

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