Arrivée le 11 juillet au soir et accueil par M. Nicolas Groper, premier conseiller.

Dîner avec le premier conseiller et Mme Isabelle Baert, attachée de sécurité intérieur.
Discussion intéressante sur la situation politique intérieure. Roch Marc Christian Kaboré a été élu en décembre 2015 après la présidence de transition, puis le coup d’État qui suivit le départ de Blaise Compaoré. Il est actuellement à mi-mandat et a obtenu des résultats économiques encourageants : croissance du PIB, investissements sociaux. La démocratie est vivante, respectée, de même que la tradition d’avoir de nombreux partis politiques (très divisés) et des syndicats revendicatifs.
Dès son élection, le président a été confronté à des attentats et. La situation sécuritaire est devenue prioritaire. Ces actions terroristes ne frappent pas seulement les forces de l’ordre mais aussi la société civile, avec, par exemple, des enlèvements. Le pays reste très pauvre, toute sa croissance étant absorbée par la démographie.

Jeudi 12 juillet

La matinée est consacrée à nos activités de l’AFD (Mme Anne Lise Reve, directrice adjointe) avec une présentation générale des différentes Activités au Burkina Faso : eau, assainissement, école, énergie. Une des contraintes nouvelles donnée par la direction est la rapidité dans l’exécution des projets, ce qui n’est pas la chose la plus simple.
Puis une visite sur le terrain de projets de développement urbain dans le quartier de Tampouy finances par un pré souverain de 27 millions d’euros.
Puis nous visitons les projet PDO1et 2 accompagnés de l’équipe qui est chargée de la mise en œuvre par la partie burkinabé.

Déjeuner organise par le consul, M. Bernard Nédélec, avec les conseillers consulaire (Mme Martine Voron et M. Ousmane Ouedraogo), l’association des parents d’élèves (M. Benoit Blossier) et le directeur de l’Institut français (M. Patrick Hauguel). Nous parlons des questions de sécurité devenues centrales après les dernières attaques terroristes (lycée, consulat, Institut français ...), du fait que le nombre d’enfants inscrits au lycée reste constant.

L’après-midi, visite du Centre médical international (ex CMS) avec M. Bruno Voron, président de l’Association internationale de santé. C’est une belle réalisation avec 4. Médecins et 5 infirmières, des salles de soins, deux ambulances. Elle équilibre son budget grâce aux cotisations de ses membres (ouvert à tous), aux soins et à une subvention du Ministère des affaires étrangères.

Visite ensuite du consulat avec M. Bernard Nédélec, consul : visas (12.000 par an), gestion de la communauté française, ...

Entretien avec M. Xavier Lapeyre de Cabanes, notre ambassadeur. Nous évoquons la situation politique, militaire, les principaux problèmes de la communauté française.

Le soir célébration du 14 juillet (avec un peu d’avance) au restaurant Le Vert Galant avec M. l’Ambassadeur, les conseillers consulaires et les associations.

Vendredi 13 juillet

Le matin, départ, avec M. le consul et l’attaché de défense, pour la base des forces spéciales Sabre. Nous sommes accueillis par le colonel, commandant la task force.
Visite, entretiens avec les différents responsables et les soldats. La chaîne de commandement, de renseignement et de décision nous est expliquée. Démonstration de matériel de l’unité commando Hubert.

Retour à Ouagadougou et visite au vice-président de l’Assemblée nationale, M. Stanislas Sankara. Nous évoquons, entre autres, le projet de coopération avec le Sénat français sur les archives parlementaires burkinabé, détruites lors de la tentative de coup d’État de 2015 et que le Burkina veut reconstituer.

Le soir dîner débat chez Edith (Sky lounge) avec le groupe des Marcheurs animé par Ousmane Ouadreogo. Nous y accueillons de nouveaux amis et discutons des thèmes habituels : sécurité, école, bourses ...

Samedi 14 juillet

Visite de la Maison des jeunes talents du Burkina Faso dite « la Ruche » avec Hélène Guehennec de l’IRD.
Ce projet avait été proposé par Emmanuel Macron le 28 novembre à Ouagadougou. Ce sera la Maison des mobilités des jeunes et regroupe trois composantes : Campus France, l’IRD et France Volontaires. Le concept est de créer un lieu d’accueil pour les jeunes et de leur apporter un soutien pour la mise au point et le lancement de leurs Projets ou entreprises.

Puis avec M. Paul Antoine Decraene, attaché de coopération, visite au centre de formation « Baore solidarité » à Kokologho à une cinquantaine de kilomètres dans l’Ouest de Ouagadougou. Ce centre dirigé par M. Bila avec le soutien de la coopération française et d’une ONG (ADESAF) a formé une soixantaine d’apprentis à la fabrication d’outils agricoles (charrues, semeuses, broyeuses, ...).
Elle aide les paysans à utiliser de nouvelles techniques de culture plus écologiques et économes en eau. Elle transforme certains des produits (mil, sorgho, riz, ...). Elle les met ensuite en vente sur le marché. Les bénéfices sont redistribués aux mères de famille participant au projet.

Le soir grande réception du 14 juillet dans les beaux jardins de la Résidence de France.

 

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