Arrivés à Séoul, nous débutons notre visite le 11 avril, René Aicardi et moi-même, par un petit-déjeuner avec Philippe Thiébaud, notre ambassadeur à Séoul. Il nous explique la situation politique intérieure après le changement de Président, le nouveau étant Lee Myong Bak, et les élections législatives qui ont donné une majorité au parti conservateur. La ligne est beaucoup plus ferme vis-à-vis de la Corée du Nord : la coopération et l’aide seront proportionées au progrès de la dénucléarisation. Les relations bilatérales sont bonnes tant sur le plan économique (voir plus loin) que politiques, à l’exception de l’affaire récurrente des archives royales coréennes détenues par la France. Il y un intérêt dans l’enseignement, la langue et la culture françaises qui va au-delà du convenu.

J’arrive à Hong Kong le 6 avril 2008. René Aicardi, notre conseiller AFE, me fait rencontrer les représentants des syndicats enseignants du lycée français. Nous discutons de plusieurs problèmes locaux ainsi que du risque, désormais un peu plus général, du « déconventionnement » du lycée.
Le soir, avec une trentaine d’amis, nous offrons un dîner à David Santandreu, récemment lauréat des « trophées du sénat pour l’expatriation » pour son action au sein du Department of Education de Hong Kong. Nous avions déjà eu le plaisir de le recevoir à Paris, accompagné de sa famille.

Lors de la 8ème session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, du 3 au 8 mars, j’avais interrogé le Ministère des affaires étrangères sur le Décret n°2007-1796 relatif à la cotisation et à la contribution dues pour la couverture des charges de pensions des fonctionnaires détachés. Vous trouverez ci-dessous le texte de ma question et la réponse du ministère. Le problème est donc reporté d’un an, mais tout reste ouvert et on ne sait pas encore ce qui se passera alors.

Cliquez ici pour lire la réponse du Premier Ministre au syndicat SE-UNSA hors de France qui l'avait saisi de la question de la contribution de l'Etat employeur aux retraites des enseignants expatriés. Je vous rappelle que celle-ci était prise en charge par le budget de l'Etat jusqu'au decret 2007- 1796 du 19 décembre 2007. Celui-ci a changé la donne en mettant cette contribution à la charge de l'employeur, à savoir pour l'essentiel l'AEFE et la Mission Laïque.

Le 25 février à Wellington, nous commençons la journée, avec Marie-Claire Guilbaud et Michel Legras, ambassadeur de France, par une visite à Moana MacKay, membre du Parlement (il n’y a pas de Sénat dans ce pays !) Elle nous explique le système politique (chaque électeur a 2 voix, une pour la circonscription, une pour le parti au niveau national). Les Maoris (16%), peuple d’origine des deux îles, ont une représentation politique propre. La majorité travailliste poursuit avec succès une politique de croissance économique, de plein emploi (3% de chômeurs !) et d’austérité budgétaire. Nous abordons les relations commerciales avec l’Europe pour nous plaindre du protectionnisme néo-zélandais, en particulier du monopole de fait qui a été donné à une coopérative pour les achats/ventes de lait. La conséquence en est que les Français qui souhaitent acheter du lait paye un prix largement supérieur à celui du marché mondial. Elle se plaint à son tour – mais sans grande conviction – de la politique agricole commune européenne. En fait, avec le niveau élevé des prix des matières premières (y compris agricoles) les subventions à l’exportation sont appelées à diminuer, voire à disparaître.