Les Échos - Nicolas Madelaine / Correspondant à Londres | Le 19/06 à 06:00

La première pierre d'un troisième lycée français à Londres a été symboliquement posée mardi soir. Situé à Wembley, ce futur établissement devrait ouvrir à la rentrée 2015 et accueillir 1.300 élèves en vitesse de croisière.

Alors que le lycée Charles-de-Gaulle, à South Kensington, est plein à craquer malgré ses 4.500 places - ce qui en fait un des plus grands lycées français au monde -, le système scolaire français est encore sous-dimensionné dans la capitale britannique compte tenu du nombre d'expatriés de l'Hexagone. « En dépit du nouveau lycée de Wembley, il faudrait encore construire 1.500 places d'ici à 2020 », estime Olivier Cadic, élu UDI à l'Assemblée des Français de l'étranger (AFE).

Un pays au climat des affaires plus propice

Si l'on en croit la communauté des affaires française à Londres, le flux d'expatriés français ne tarit pas. « Cela n'a pas changé depuis la nomination de Manuel Valls comme Premier ministre, explique un représentant de cette communauté. Les entreprises sont pessimistes sur la capacité du gouvernement à faire passer les réformes et elles craignent trois ans d'immobilisme. » Pour les entreprises, trouver un pays au climat des affaires plus propice est devenu une obligation fiduciaire vis-à-vis de leurs actionnaires, approuve un banquier français de la City.

50 millions de livres

Le lycée de Wembley est un projet de 50 millions de livres. Il est financé à hauteur de 40 millions par un emprunt bancaire garanti par l'Etat. Le reste proviendra d'une levée de fonds, notamment auprès d'entreprises françaises, lesquelles auront en contrepartie accès à un tiers des places pour les enfants de leurs employés.

« Il s'agit d'un bon exemple de partenariat public-privé », souligne Arnaud Vaissié, président du réseau des chambres de commerce françaises à l'étranger et l'un des « trustees » ayant soutenu le projet du futur lycée international de Londres.

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