Le 18 octobre, la Cour des comptes a rendu public un référé sur la gouvernance et la gestion de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), qu’elle a adressé au ministre de l’Europe et des affaires étrangères le 26 juillet dernier.

Partant du constat que « l’AEFE doit aujourd’hui faire face à de nombreux défis » (croissance de la demande, offre de la concurrence, etc.), les magistrats de la rue Cambon estiment que le ministère de l’Europe et des affaires étrangères devrait, d’une part, « s’attacher à accompagner l’agence dans la mise en place d’outils de gestion indispensables, seuls à même de garantir l’efficacité de son action » et, d’autre part, réexaminer « la question de la pertinence de confier la présidence du conseil d’administration de l’agence à la direction générale de la mondialisation du ministère ».

Plus précisément, la Cour recommande au Gouvernement de :

  1. confier la présidence du conseil d’administration de l’agence à une personnalité qualifiée afin de mieux distinguer l’exercice de la tutelle de la gouvernance de l’établissement ;
  2. neutraliser, au sein des comptes de l’agence, les doubles flux financiers en exécution afin de répondre à l’obligation de fidélité des comptes de l’opérateur ;
  3. garantir le principe de séparation de l’ordonnateur et du comptable au sein de l’opérateur et de ses établissements en gestion directe ;
  4. mettre en place un comité d’audit dépendant du conseil d’administration ;
  5. faire de la construction d’une fonction achat un chantier prioritaire pour la direction afin d’assurer un strict respect des règles en vigueur ;
  6. instaurer un comité de pilotage des systèmes d’information, mettre en place un schéma directeur informatique et élaborer un plan de sécurisation des systèmes d’information.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le référé en cliquant ici.

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