L’élection des conseillers AFE, qui s’est déroulée les 21 et 22 juin (voir ici), présentait pour commencer deux difficultés dans son organisation. En cas d’impossibilité de pouvoir voter en personne au consulat, centre de vote de la circonscription AFE, les conseillers consulaires pouvaient voter soit par anticipation dans leur consulat, mais seulement pendant une période de deux heures, neuf jours avant le vote, soit par procuration au centre de vote, mais avec une procuration donnée à un électeur de leur liste électorale consulaire.

Ainsi, un conseiller consulaire de Wellington en Nouvelle Zélande ne pouvant pas voter en personne à Hong Kong le dimanche 22 juin, pouvait voter à l’ambassade de France sous double enveloppe, mais à condition d’être disponible le vendredi 13 juin de 10h à midi. Il pouvait aussi donner procuration à un électeur, quel qu’il soit, de la LEC de Wellington, mais à condition que celui-ci prenne l’avion pour aller voter à Hong-Kong, soit au moins 13 heures de vol.

Ces conditions de vote très contraignantes, particulièrement pour les très grandes circonscriptions consulaires, comme l’Asie et l’Amérique Latine, étaient imposées par la loi du 22 juillet 2013 de manière stricte. Sur les 442 conseillers, 20 n’ont pas pris part au vote, et on peut penser que dans leur grande majorité c’est faute d’avoir pu trouver une solution pour voter par procuration ou de manière anticipée. Lors des prochaines élections, une solution possible serait de modifier la loi pour permettre que les procurations soient données, non plus à un électeur de la LEC du mandant, mais à un autre conseiller consulaire de la circonscription AFE.

L’organisation du vote elle-même a montré de grosses lacunes au niveau de certains consulats pour l’organisation du vote anticipé, par exemple par l’impression des bulletins de vote dans des formats non réglementaires qui ont ensuite été déclarés nuls ou par l’oubli de faire signer la deuxième enveloppe par les électeurs. Une quinzaine de votes ont été ainsi annulés du fait d’erreurs commises par  l’administration consulaire et au moins un recours en annulation du vote devrait être déposé sur l’une des circonscriptions AFE de ce fait.

Commentaires   

#2 sukho 01-07-2014 09:08
En plus,lors du scrutin du 25 mai au Mali, le bulletin de vote présenté par l'UFE avait pour format celui de la moitié d'un A5 (donc page A4 divisée par 4)!!! Pourtant le Consulat n'a rien fait remarquer à plus forte raison à proceder à une annulation quelconque de 100% des bulletins de vote présentés par la Droite. Dans cette hypothese nous aurions eu tacitement les 3 sièges de conseillers...
Idem pour le cas du Bénin où le bulletin de vote de la liste "Union des
français" du Bénin à Cotonou était de format A6 et ont été acceptés!!
Subsidiairement , la grande difference entre l'election du 25 mai et le vote anticipé du 13 juin est que ce sont les Consulats (et non les Listes candidates) qui ont imprimé et mis a disposition des electeurs les bulletins de vote lors du vote anticipé du 13 juin. Lesquels bulletins de vote étaient au format electronique correct; Les consulats concernés ont donc imposés aux electeurs un format d'impression à leur guise et prennent leur propre erreur comme motif suffisant pour annuler des bulletins pour format non conforme; C'était à priori, c'est à dire avant le vote qu'ils avaient la responsabilité de verifier la conformité des bulletins mais surtout pas à posteriori!!
#1 N DIAYE 01-07-2014 06:45
merci pour tes commentaires

Au sujet du vote pour l'Afrique de l'ouest :
le vote par anticipation du Mali (3 dont 2 pour la gauche)ont été annulés pour format non conforme des bulletins !
les candidats ne sont pas responsables d'une erreur d'une administration française sanctionnée par une autre administration française ! seuls les délégués des 2 listes du 22 juin auraient pu faire opposition lors du PV du dépouillement concernant le format des bulletins : ce ne fut pas le cas ?!

que ce résultat soit annulé et qu'un nouveau vote soit fait en bonne et dû forme serait le geste le plus démocratique qu'on attend du MAE