Le 28 juin, la majorité conservatrice du Sénat a adopté une version extrêmement rétrograde du projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs.

Au cours des deux semaines de débat, les sénateurs LR-UDI ont profondément dénaturé le texte défendu par la ministre du travail, Myriam EL KHOMRI : suppression des 35 heures; doublement des seuils sociaux ; travail des apprentis à 14 ans jusqu’à 10 heures par jour ; refus de lutter contre la précarité des travailleurs saisonniers; précarisation de l’emploi par abaissement de la durée minimale de 24 heures par semaine du temps partiel ; refus de la généralisation de la garantie jeunes; suppression du compte d’engagement citoyen ; amputation du compte personnel de prévention de la pénibilité; suppression des 20 heures supplémentaires de délégation pour les syndicats; refus de la règle majoritaire des 50% pour les accords d’entreprise; rejet du droit à la déconnexion ; etc.

En remettant ainsi en cause les droits des salariés et le dialogue social, la droite a révélé son incompréhension de l’évolution du monde qui l’entoure. C'est la raison pour laquelle j'ai voté contre le texte issu des travaux du Sénat, à l'instar de mes collègues du groupe socialiste et républicain.

En raison de l'échec de la commission mixte paritaire (CMP), qui s'est tenue quelques heures après le vote du Sénat, le projet de loi devra de nouveau être examiné par chacune des deux assemblées. Le dernier mot reviendra aux députés, qui rétabliront l’équilibre du texte.

Ajouter un Commentaire