Toutes celles et tous ceux qui ont regardé le débat entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron hier soir ont pu le constater. Celle qui a déployé tant d’efforts pour transformer l’image du Front national, pour le rendre compatible avec les règles républicaines et démocratiques françaises, pour montrer un visage souriant a baissé le masque hier soir.

Le 15 février, le parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, s’est prononcé en faveur de l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada (CETA), qui avait été signé en octobre dernier. 408 députés ont voté pour, 254 ont voté contre et 33 se sont abstenus. Les eurodéputés français ont toutefois marqué leur différence puisque seulement 16 d’entre eux (sur 74) ont voté pour le texte. Le groupe de l’alliance progressistes des Socialistes et Démocrates – le deuxième du Parlement – a été particulièrement divisé sur ce texte. Je regrette la position des eurodéputés socialistes français, qui ont tous voté contre car pour ma part je pense que l’accord est globalement bon.