En guise d’introduction : je ne pense pas que le débat sur l’identité nationale voulu par Nicolas Sarkozy et relayé par Éric Besson ait grand sens. Pourquoi le lancer maintenant ? Y a-t-il quelque part une menace contre l’identité nationale ? Y a-t-il même une demande qui vienne soit de nouveaux citoyens français désireux de clarifier ce qui est leur nouvelle « identité » soit de Français plus anciens qui auraient des doutes sur ce qu’ils sont ? Pas du tout, j’ai beau tendre l’oreille, je n’entends rien et toutes les explications sur cette opération de circonstance s’en trouvent validées.

Notre ministre, Bernard Kouchner, vient de préciser sa pensée en ce qui concerne le périmètre et la gestion de la nouvelle agence culturelle extérieure qui prendra la forme d’un ÉPIC (Établissement industriel et commercial). Elle devra s’occuper de la programmation, de la coordination avec le ministère de la culture et de la fusion – sur le plan local – des centres culturels et des instituts français avec les services de coopération et d’action culturelle (SCAC).

Nous commençons aujourd’hui le débat sur la Poste, avec retard ayant bataillé ferme sur la loi ouvrant la concurrence dans le domaine du transport ferroviaire. Officiellement il s’agit de transcrire une directive européenne (dite 3ème directive, de 2008) qui doit permettre plus de concurrence entre les services postaux et qui met fin aux monopoles des services nationaux (la Poste, Royal Mail, Deutsche Post, ...), certains pays l’ayant déjà anticipé.

Le Conseil européen des 29 et 30 octobre a abouti sur deux questions difficiles : le montant et la répartition de l’aide que l’Union accordera aux pays moins développés pour réduire les émissions de CO² (100 milliards d’euros) et la ratification du Traité de Lisbonne après avoir satisfait les demandes de M. Klaus.

La gauche et le PS doivent s’affirmer sur la question de l’identité nationale. Pas forcément dans le débat national que lance le ministre Besson qui sera « pipé », dans la forme puisqu’il sera organisé par les préfets donc sous surveillance à casquette et sur le fond avec un objectif pernicieux : ramener à l’UMP l’électorat de l’extrême-droite.