Il a mis longtemps à réagir à la crise, pour une fois… Il s’y est même pris à deux fois : un discours de chauffe à l’ONU puis un autre, jeudi dernier, à Toulon. Contredisant ses habitudes d’interventionnisme médiatique intempestif, Nicolas Sarkozy réclamait du temps pour un sujet sérieux. Mais pour nous dire quoi finalement ? Malheureusement, pas grand-chose…

Le remaniement ministériel annoncé hier soir laisse perplexe. J’avais cru comprendre qu’il devait montrer comment Nicolas Sarkozy prenait en compte les résultats, plutôt médiocres des élections municipales et cantonales. Ce qui aurait dû se traduire, me semblait-il, par un effort particulier dirigé vers le pouvoir d’achat, la fiscalité, le logement .... Or nous voyons apparaître dans notre ciel ministériel, outre M. Jégo comme nouveau Secrétaire d’État à l’outre-mer, un Secrétaire d’État à la famille, un au développement de la région capitale, un à l’aménagement du territoire et un à l’économie numérique, tous sujets éminemment respectables mais qui ne semblent pas au cœur des préoccupations actuelles des Français.

On ne peut évidemment que condamner ce 25 septembre le début de la répression par la junte birmane des manifestations pacifiques des moines et des civils birmans qui auraient déjà fait deux blessés parmi les manifestants par des tirs de police et l'armée birmanes.

 

La « mise en congé » récente de Marie George Buffet du secrétariat national du PCF et le lancement officiel de sa campagne présidentielle couronnent l'échec du rassemblement de la gauche dite « anti-libérale ». Ce terme, ambigu et inacceptable puisqu'il laisse entendre que les autres formations de gauche, au premier rang desquelles le PS, seraient favorables au libéralisme, recouvre deux sensibilités : pour une grande part celle du Non au referendum, et, plus profondément, le refus de la négociation, de l'accord et des responsabilités, typiques de la gauche protestataire héritière de l'anarcho-syndicalisme et de la vulgate marxiste. Cette malédiction traverse l'histoire du socialisme français de Jules Guesde à Arlette Laguillier.

Le PS et le SPD viennent de publier une déclaration commune sur les grandes orientations futures de la construction européenne, confirmant « leur volonté de faire avancer ensemble le processus d’intégration européenne dans le sens des valeurs sociales démocratiques et socialistes ».

J'ai participé, aux côtés de notre Premier secrétaire fédéral et de notre permanente Danièle Seignot, au Conseil national. Pierre-Yves vous en a déjà donné un compte-rendu détaillé dont je partage en autres les observations préliminaires sur la nécessité de reformer nos formes de travail et de débat internes. Pour compléter lire cette dépêche de Reuters qui me semble assez juste.