J’ai participé toute cette semaine à la séance plénière de l’Assemblée des Français à l’Etranger (AFE). L’AFE est composée de 155 conseillers élus au suffrage universel par tous les Français inscrits sur les listes électorales consulaires (un million environ). Les élections se font sur des bases politiques : l’Association démocratique des Français à l’étranger (ADFE-Français de monde) représentant la gauche, l’Union des Français à l’étranger la droite. À cause d’un découpage injuste, la droite garde une majorité des 2/3 même si la gauche gagne régulièrement 4 ou 5 postes à chaque élection (tous les 3 ans).

D’après le Figaro du 31 août, le gouvernement aurait l’intention de remettre en cause, voire de supprimer, la disposition du projet de loi pénitentiaire qui prévoit que les peines inférieures à deux ans – au lieu de un an actuellement – devront être soumises au juge d’application des peines pour aménagement (semi-liberté, placement à l’extérieur, placement sous surveillance électronique, fractionnement).

Les 21 et 22 juillet, j’ai participé au débat sur le travail dominical. Malgré l’opposition de la gauche sénatoriale, la proposition de loi réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires a été adoptée avec seulement 6 voix d’écart par les sénateurs de la majorité.

Plusieurs associations de défense des droits des étrangers, dont Amoureux au ban public, la CIMADE, la Ligue des droits de l’homme, le GISTI, RESF, le MRAP, SOS Racisme, la FASTI, l’ARDHIS et le Secours catholique, ont publié un communiqué de presse le mercredi 22 juillet, suite à l’annonce par Eric Besson, ministre de l’immigration, de l’intégration et de l’identité nationale, de la mise en place d’un groupe de travail chargé de faire des propositions pour renforcer la lutte contre les mariages de complaisances.

Il a mis longtemps à réagir à la crise, pour une fois… Il s’y est même pris à deux fois : un discours de chauffe à l’ONU puis un autre, jeudi dernier, à Toulon. Contredisant ses habitudes d’interventionnisme médiatique intempestif, Nicolas Sarkozy réclamait du temps pour un sujet sérieux. Mais pour nous dire quoi finalement ? Malheureusement, pas grand-chose…

Le remaniement ministériel annoncé hier soir laisse perplexe. J’avais cru comprendre qu’il devait montrer comment Nicolas Sarkozy prenait en compte les résultats, plutôt médiocres des élections municipales et cantonales. Ce qui aurait dû se traduire, me semblait-il, par un effort particulier dirigé vers le pouvoir d’achat, la fiscalité, le logement .... Or nous voyons apparaître dans notre ciel ministériel, outre M. Jégo comme nouveau Secrétaire d’État à l’outre-mer, un Secrétaire d’État à la famille, un au développement de la région capitale, un à l’aménagement du territoire et un à l’économie numérique, tous sujets éminemment respectables mais qui ne semblent pas au cœur des préoccupations actuelles des Français.