Manuel Valls a profité ce weekend d’un déplacement à Munich pour tacler la généreuse politique allemande d’accueil des réfugiés. Alors que Merkel est de plus en plus isolée, tant sur la scène internationale face aux contestations des pays d’Europe orientale, qu’au sein de sa propre majorité qui voit d’un mauvais œil la politique qu’elle s’emploie à mettre en place depuis septembre, le Premier ministre a profité d’une visite dans un centre de réfugiés pour durcir le discours de la France.

Le Président du Conseil européen, Donald Tusk, a présenté en début de semaine une série de propositions pour un nouvel accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Alors que le compte à rebours est lancé jusqu’au 23 juin, date à laquelle pourrait se tenir le référendum britannique, Bruxelles se démène pour tenter de trouver une solution tant la possibilité du Brexit fait frémir. En effet, David Cameron a promis de défendre un maintien de son pays dans l’Union européenne à la seule condition que ses demandes concernant la future place que devra occuper le Royaume Uni dans une « Europe réformée » soient entendues.

Chahutée par son parti ces dernières semaines, Angela Merkel est parvenue à réaffirmer sa volonté de continuer à accueillir les réfugiés lors de l’ouverture du 28ème Congrès de l’Union chrétienne-démocrate (CDU). En prononçant un long discours d’une heure quinze portant intégralement sur cette question, il semble qu’elle ait retrouvé l’approbation de sa majorité, qui l’a ovationné pendant 10 longues minutes à l’issue de celui-ci.

« C’est la diplomatie la plus habile que j’ai vue depuis plus de deux décennies que j’assiste à ces réunions. » C’est ainsi qu’Al Gore, prix Nobel de la paix 2007, a salué la signature de l’accord sur le climat samedi matin.

Jeudi 3 décembre, la Cour d’appel de Paris a condamné Monsieur Bernard Tapie à rembourser les 404 millions d’euros qu’il avait perçus dans des conditions discutables lors du précédent arbitrage Adidas rendu en 2008. L’impartialité de l’arbitrage a pu être remise en cause. Cette décision, qui tranche l’affaire vieille de plus de 20 ans qui opposait Bernard Tapie au Crédit Lyonnais, sera pourtant difficile à appliquer.