hémicycle

L’actualité du parlement – Sénat et Assemblée nationale – est particulièrement riche. La réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 en a accéléré le rythme. Le gouvernement ne nous laisse pas le temps de débattre sereinement et nous restreint souvent au rôle de chambre d’enregistrement, comme l’a montré l’exemple de la loi sur les retraites. Un bémol cependant, il fait trainer certains textes afin de leur assurer une certaine couverture médiatique, c’est le cas notamment des lois relatives à la sécurité, ainsi que celles relatives à l’immigration.

Cette course perpétuelle n’empêche pas d’avoir envie de commenter cette actualité parlementaire agitée, vous trouverez ici mes articles sur ce point.

Nous avons la grande chance d’auditionner les 6 candidats à la primaire lors de notre convention fédérale. C’est incomparable pour se faire une opinion. Certes mon choix est fait en faveur de Martine Aubry mais je dois dire que Manuel Valls que je considérais comme manquant d’expérience m’a fait bonne impression par sa connaissance des dossiers et par son sérieux. Arnaud Montebourg, excellent orateur, m’a semblé dans le déclamatoire et les effets de manche.

Sur proposition de Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État chargé de la consommation, le gouvernement vient d’adopter 25 mesures en faveur des consommateurs. Elles concernent des domaines très variés : tarif social pour l’accès à Internet, possibilité de déverrouiller son téléphone portable dans certains cas, baisse du loyer si la surface est inférieure à celle indiquée par le bail, accélération du remboursement du dépôt de garantie, suspension de paiement en cas de facture anormale d’électricité ou de gaz, ...

Mercredi dernier s’est tenue la commission mixte paritaire (c’est-à-dire une commission composée de 7 députés et 7 sénateurs qui doivent se mettre d’accord sur la version finale d’un texte de loi déjà discuté deux fois dans chaque assemblée). Il s’agissait de la loi très controversée sur l’immigration, dite loi Besson.

Nous allons examiner au Sénat, à partir d’aujourd’hui, le 5 avril, le projet de loi bioéthique. C’est un texte tardif qui manque singulièrement d’audace et même d’intelligence. Il couvre un grand nombre de sujets, souvent de grande importance et sur lesquels les opinions sont contrastées, y compris à l’intérieur du PS.