hémicycle

L’actualité du parlement – Sénat et Assemblée nationale – est particulièrement riche. La réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 en a accéléré le rythme. Le gouvernement ne nous laisse pas le temps de débattre sereinement et nous restreint souvent au rôle de chambre d’enregistrement, comme l’a montré l’exemple de la loi sur les retraites. Un bémol cependant, il fait trainer certains textes afin de leur assurer une certaine couverture médiatique, c’est le cas notamment des lois relatives à la sécurité, ainsi que celles relatives à l’immigration.

Cette course perpétuelle n’empêche pas d’avoir envie de commenter cette actualité parlementaire agitée, vous trouverez ici mes articles sur ce point.

Chaque année, fin septembre, les trois groupes parlementaires socialistes à l’Assemblée nationale, au Sénat et au Parlement européen se réunissent pour coordonner leurs vues sur les questions qui viennent en débat : retraite, immigration, école, budget, … Le thème de cette session est « la République abimée ».

Je reprends ce blog après une interruption de 10 jours pour cause de voyage en Syrie. Aujourd’hui nous nous sommes réunis à Strasbourg, au Parlement européen, pour débattre des propositions que le PS doit faire sur la crise financière et la gouvernance économique européenne.

Ce matin j’ai participé à l’Assemblée nationale à la conférence de presse lançant un grand audit sur la politique d’immigration du gouvernement. Proposé par l’association Cette France là, qui publie cette année le volume II des annales du traitement réservé aux étrangers, cette initiative transversale – réunissant des députés, des sénateurs et des députés européens – a pour objectif d’analyser les attendus et les effets de la politique actuelle.

Hier au Sénat se sont tenues les Assises de la prostitution organisées par le Collectif « droits et prostitution ». C’est une excellente initiative qui tranchait un peu avec le public habituel du Sénat. Plusieurs collègues sénateurs ou plutôt sénatrices y ont participé.Grand succès puisque la salle Monnerville était pleine, de nombreuses organisations de tout genre  étaient présentes y compris le Strass (syndicat les travailleurs du sexe), fondé il y a un an lors des assises qui s’étaient tenues à l’Odéon à auxquelles Michèle André et moi avions assisté.