Hier, réunion des deux chambres du Parlement, à la demande du Président Macron, à Versailles.

Cela se passe dans la salle de l’Opéra royal, réaménagée pour accueillir 900 parlementaires dans une sorte d’hémicycle. Cela permet de rencontrer des députés, même si cela est limité par l’ordre alphabétique.

Je ne reprends pas tout ce que vous aurez lu dans les journaux sur le long discours du Président de la République, toujours de haute tenue, aux citations érudites. Une certaine autorité et solennité qui me paraissent convenir à la fonction présidentielle. Après les deux dernières présidences, il est bon que la France et l’État retrouvent leur place.

Sur le fond, le principal est la confirmation des réformes constitutionnelles par vote du Parlement ou par référendum. Diminution d’un tiers du nombre des députés et des sénateurs : c’est une excellente idée qui permettra, je l’espère, de travailler mieux, plus efficacement et de limiter le bla-bla habituel.

Introduction d’une dose de proportionnelle : oui à condition qu’elle ne dépasse pas 15%. Sinon, il y a le risque d’avoir du mal à constituer des majorités stables. Une crainte ici : il ne faut pas que la diminution du nombre de parlementaires se fasse sur le dos des Français à l’étranger. Il y a 11 sénateurs : il peut y en avoir 7 ou 8. Idem pour les députés. Mais pas de harakiri général.

Nous avons regretté l’absence des communistes, qui étaient ailleurs, et des insoumis, qui écoutaient les balivernes de M. Mélenchon. D’autant plus curieux que son idée principale est l’instauration d’une VIème République par une Constituante. Il avait une occasion rêvée d’exposer ses idées sur les nouvelles institutions dans le cadre de ce Congrès essentiellement marqué par la consolidation des institutions de la Constitution de la Vème République.

Ajouter un Commentaire