Choc ce matin en descendant la rue de Médicis vers le Sénat. La librairie José Corti au 11 de la rue, juste en face la Fontaine Médicis, n’est plus.

Ses rayonnages sont démontés, les bureaux où l’on voyait travailler les éditeurs et les libraires ont disparu, les vitrines, un peu vieillottes, pleines de livres rares, vides. Ce n’est évidemment une nouvelle qui bouleverse le monde mais pour beaucoup d’entre nous, José Corti était un des éditeurs français parmi les plus marquant. Avant-guerre, il avait publié les surréalistes, Aragon, René Char, Paul Eluard, Lautréamont et surtout il avait découvert Julien Gracq et publié tout son œuvre (Le château d’Argol, Le balcon en forêt, Le rivage des Syrtes, ...).

Emblème de la qualité littéraire, exigeant, indépendant, tel était celui à qui François Mitterrand rendait souvent visite. Il ne faut pour autant y voir un mauvais départ pour l’année 2017 : il y a suffisamment d’éditeurs de qualité en France pour que la suite soit assurée.

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