Je ne pense pas que nous devions abandonner cet engagement aussi vite. Je rappelle que le Sénat a voté en décembre 2011 une proposition de loi ouvrant ce droit de vote. L’Assemblée nationale avait adopté un texte identique en 2000.

VoteLa prochaine étape sera une modification de l’article 3 de la Constitution par le Congrès réuni à Versailles qui devrait être adoptée à la majorité des 3/5ème c'est-à-dire 555 voix. Or la gauche, au sens large, ne dispose que de 504 voix. Un déficit de 54 voix donc. Est-ce une raison pour abandonner ? Non, car il est possible de trouver des voix au centre et, en nombre réduit il est vrai, à droite. Nous avons un travail de persuasion à faire car ce sera avant tout un vote de conscience où les prises de position des chefs centristes (Borloo ! et tutti quanti) ne seront pas prédominantes.

De même, les injonctions de M. Placé, président du groupe EELV au Sénat, sommant le Premier ministre de déposer un projet de loi avant la fin de l’année sont mal venues. Je rappelle que le même a voté contre le Traité européen la semaine dernière, montrant le peu de cas qu’il fait de la majorité parlementaire et présidentielle. Il nous est nécessaire de montrer à notre électorat, qui est attaché à cette réforme (62% de Français y sont favorables), que nous faisons tous nos efforts pour la faire aboutir. C’est également vrai pour les travailleurs et citoyens émigrés qui vivent en France, paient leurs impôts et souhaitent que leur intégration soit reconnue.

Commentaires   

#1 RAMAKICHENANE 25-10-2012 16:36
Quel gâchis ! Avec l'Assemblée Nationale favorable en 2000 et le Sénat en 2011, on n'est toujours pas parvenu à unir les deux majorités. Quelle crédibilité peut accorder
l'électorat si la majorité obtenue ne concrétise pas sa promesse. Comme dit Richard, il faut s'acharner à persuader et à obtenir les 3/5ème dont on a besoin, pour octroyer le droit de vote aux étrangers. Nous avons 62% d'opinion favorable avec nous. Ne l'oublions pas.