Nous devions tenir à Tananarive la semaine prochaine les Assises de la coopération décentralisée. Réunion importante puisqu’elle rassemble les différentes collectivités locales (municipalités, départements, régions) françaises et leurs partenaires malgaches (municipalités, provinces).

De nombreux projets importants sont ainsi menés dans le domaine de l’urbanisme, du développement agricole, de la gouvernance, ... Un des grands avantages de la coopération décentralisée, c’est la rapidité de la décision et la souplesse de la mise en œuvre. De plus, elle crée des liens forts entre les collectivités et leurs responsables, y compris personnels.

Malheureusement, une épidémie de peste pulmonaire et bubonique s’est propagée ces dernières semaines, rendant plus prudent de reporter ces Assises, même si les risques pour les participants réunis dans un grand hôtel de la capitale étaient limités.

Nos pensées vont vers les victimes à Tananarive mais aussi dans plusieurs villes de la côte est où la maladie est endémique.

L’Institut Pasteur et l’OMS sont très actifs pour soigner ceux qui sont touchés mais les conditions d’hygiène dans certains quartiers de la capitale rendent le travail difficile : insalubrité, ordures non ramassées, pullulement des rats et des puces.

Dans le sud-est de l’île, la maladie se développe dans des villages isolés (2 à 3 jours de marche), sans route.

Voilà la triste vérité en 2017 : le manque de moyens, la corruption, l’inertie, l’ignorance et la peur font renaître cette maladie terrible qui a hanté notre Moyen Âge mais que l’on espérait éradiquée.

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