La décision américaine de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale de l’État hébreu doit se comprendre comme une provocation de Donald Trump. C’est, semble-t-il, sa technique de gouvernement et de communication.

Gardons néanmoins la tête froide. L’Union Européenne et la France ont condamné cette décision et demandé une réunion immédiate du Conseil de sécurité. Il n’en reste pas moins que les réponses ne sont pas évidentes. Il s’agit d’abord, comme souvent avec Trump, essentiellement d’un propos déclamatoire. Les États-Unis n’ont pas pris position sur le statut de Jérusalem, ni sur ses frontières, ni sur les deux États éventuels. Comme le déménagement de l’ambassade de Tel Aviv à Jérusalem prendra plusieurs années, de l’eau aura le temps de couler dans le fleuve Potomac avant que des décisions définitives ne soient formulées.

Certes la colère arabe, légitime, sera grande et se manifestera de différentes manières mais en fin de compte, les possibilités d’agir pour les Palestiniens et les Arabes sont minces en raison de leurs nombreuses divergences et fractures internes, sans mentionner les liens étroits des États-Unis avec la plupart des monarchies pétrolières et avec l’Égypte.

Les États-Unis étant incontournables dans les négociations de paix et, en même temps, disqualifiés pour y jouer un rôle, la conclusion est que celle-ci (la paix) est dans une impasse pour longtemps. Voilà le résultat de la politique erratique de Trump auquel s’ajoute le fait que ses « Alliés » de l’OTAN et autres en tireront là la leçon qu’il n’y a plus d’alliance qui tienne.

 

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