Le Premier ministre vient de présenter les propositions du Président de la République pour la réforme des institutions.

Hémicycle du Congrès de VersaillesLes grandes lignes étaient déjà connues : une réforme constitutionnelle portant sur la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, la composition du Conseil constitutionnel et la suppression de la Cour de justice de la République et la réforme du Conseil économique, social et environnemental (réduction de moitié du nombre de conseillers).

Un projet de loi organique et de loi ordinaire prévoit une diminution du nombre de parlementaires (de 577 à 404 députés et de 348 à 244 sénateurs). En outre 15% des députés (60) seraient élus à la proportionnelle, sans doute sur une liste nationale. Il y aura au moins un député et un sénateur par département.

Pour les Français hors de France, cela voudra dire 8 députés au lieu de 11 et 5 ou 6 sénateurs au lieu de 12. Je n’y suis pas opposé car je pense que l’on travaille mieux avec des assemblées restreintes et que cela devrait permettre aux parlementaires d’avoir plus de moyens et surtout de collaborateurs.

Il y a eu, en même temps, un débat à l’Assemblée des Français de l’Étranger sur une réforme possible de celle-ci soit en faisant de chaque conseiller consulaire un membre de l’AFE (autour de 440 au lieu de 90), soit en supprimant les conseillers consulaires et en portant le nombre de conseillers AFE à 250, voire plus. Enfin, formule qui a ma préférence : garder les 440 conseillers consulaires qui sont proches du terrain et représentatifs de la démocratie, supprimer l’AFE sous sa forme actuelle et avoir 4 ou 5 conseillers au Conseil économique, social et environnemental qui représenteraient les Français hors de France.

Ces propositions ne doivent pas surprendre puisqu’elles étaient dans le programme présidentiel et qu’elles sont nécessaires pour la modernisation et l’adaptation de notre système politique. Des négociations longues et parfois tortueuses avec la droite et avec le Sénat ont duré plusieurs mois. Cela est rendu nécessaire car les textes constitutionnels doivent être votés en termes identiques par les deux chambres du Parlement.

Aujourd’hui, une partie de la droite menée par Gérard Larcher, Président du Sénat, laisse entendre qu’elle pourrait voter ces textes. Clairement une autre partie des Républicains, celle de Wauquiez, veut, au contraire, utiliser ce débat pour s’opposer à LaREM et au Président Macron. Je crains que d’ici la fin de l’année, horizon prévu pour le vote, l’on voit tous les opposants, les réactionnaires de tout poil, les amis du passé, les « c’était mieux avant » se regrouper contre.

Voyons comment le débat va évoluer et gardons un espoir qu’il aboutisse !

Commentaires   

#7 Jaubert 19-04-2018 13:49
voilà un an que je découvrais LREM et son initiateur. Je suis téléspectateur assidu de nos médias et j'essaie de ne rien laisser hors de ma vigilante critique. Je suis de plus en plus persuadé que notre Président est celui qui convient le mieux à notre époque, comme De Gaulle en son temps...
Deviendrai-je un inconditionnel de Macron ?
J'ai donné confiance à Giscard... Bayrou.
#6 robinet jean-louis 17-04-2018 10:33
Désolé cher sénateur de ne pas ramer dans le sens du courant, mais le surnombre de parlementaires est une charge pour notre pauvre France. Il faudrait au minimum supprimer le sénat et diminuer de moitié le nombre des députés, en leur supprimant leurs avantages, nous verrions alors qui d'entre eux ont le fue sacré de défendre nos valeurs démocratique !!! Désolé d'être aussi cru dans mes idées, mais lorsque l'hémicycle est vide à 90 % et que les 10 % qui sont présents roupillent dans leur fauteuil ou écrivent à leur proche, c'est qu'ils n'ont rien à faire d'autre !!! J'aimerais en débattre avec vous mais voilà,je ne suis jamais invité !!! Alors, la prochaine fois que vous passerez par Madagascar, pensez donc à m'inviter. Bonjour chez vous, bien cordialement, Jean-Louis ROBINET
#5 malot jean pierre 16-04-2018 09:45
nous sommes d'accord que le nombre ne fait pas la qualité, et qu'il faudra aussi ,limité le nombre de personnes au service de ces institutions ,et q'avant que mitterrand n'aie augmenté le nombre pour récupérer une majorité lui entant favorable,rien ne c'est amélioré ,bien au contraire !! cordialement
#4 claude moreau 10-04-2018 16:05
D accord avec Gervais
Üne assemblee de godillots et reduite fera un excellent travaill à n en pas douter. Amen amen et encore amen c est d actualite il est vrai.
Aie confiance aie confiance on a deja entendu ca qque part. C est affligeant.
#3 GAETTI 09-04-2018 11:17
Bonjour Richard,
l'option que tu défends me parait la meilleure:
Maintien des Conseillers Consulaires
Réunion Plénière une fois par ans
Constitution de commissions permanents avec volontaires disponibles.
Plus d'AFE ( second niveau de représentation des CC) mais désignation de qq uns au Conseil économique, social et enironnemental
#2 gervais 09-04-2018 09:32
Moins de parlementaires, c'est moins de démocratie puisque moins de voix présentes pour argumenter; d'autant plus lorsqu'on a un parlement inféodé au pouvoir, (a´cause du calendrier électoral); je pense que les parlementaires ont suffisamment de moyens, - ce qui leur manque , c'est peut-être le temps vu l'absentéisme régulier- sauf à considérer qu'ils veulent toujours plus (avantages et autres qu'ils veulent toujours conserver, voire s'attribuer, comme s'ils étaient pauvres à devoir manger des pâtes); qu'ils arrêtent d'avoir une autre activité et se consacrent complètement à leur mandat, et qu'ils aient des idées et la volonté de ne pas bénir la parole présidentielle à tout prix; le reste n'est bon que pour la galerie (les médias dont ils raflent trop souvent).
#1 Valldecabres 09-04-2018 07:26
Le maintien des conseillers consulaires de terrain,avec plus de moyen et réforme de l'AFE,sous une forme plus efficace : réunion une fois par ans.