Des manifestations hier plutôt bien contrôlées par les forces de l’ordre, sans doute une certaine crainte et une certaine lassitude qui expliquent la diminution du nombre de présents.

Mais tout cela ne prépare pas nécessairement l’avenir : certains appellent déjà une continuation samedi 15 décembre. Dans le plaisir de la fraternité et de la convivialité, pourquoi pas ? Mais il faut aussi en sortir et pour cela négocier. Ce qu’on peut espérer, c’est que la phase de concertation dans les mairies proposée par le Premier ministre du 15 décembre au 1 mars aidera à élaborer des revendications ordonnées. La suspension (suppression ?) des hausses des taxes énergétiques, du contrôle technique et le blocage des tarifs de l’électricité et du gaz vont redonner plusieurs points de pouvoir d’achat.

Pour ma part, je pense qu’il faut faire plus et demander une négociation salariale pour les salaires jusqu’à une fois et demi le SMIC. Le patronat, pour qui beaucoup de mesures ont été prises depuis 18 mois, doit sortir de son bunker de l’avenue de La Bourdonnais où il se cache depuis le début de la crise et prendre ses responsabilités. Une sorte de « petit » Grenelle, pourquoi pas ?

Quant aux partis dits de gauche, les voilà qui demandent la dissolution du parlement, la démission du Président, l’élection d’une Constituante pour changer la Constitution. PS, LFI, PC amis comme la carpe et le lapin, en désaccord sur tout, cherchant seulement un petit coup de pub autour d’une motion de censure impossible à atteindre pour eux !

Dans une période difficile pour notre pays, ce n’est vraiment pas à la hauteur.

Commentaires   

#1 MENINI Michel 09-12-2018 17:50
Monsieur le Sénateur, Cher Richard,

J'aime bien ce qui est bien résumé, comme c'est le cas avec ton article.
Je souhaiterais, pour ma part, que nos élus parlementaires prennent davantage leur place dans cette crise de confiance politique au plan national, en sortant des clivages parfois trop marqués entre les composantes de l'Assemblée Nationale comme du Sénat; j'ai parfois l'impression qu'on en reste à ce qui existe et le peuple n'a plus cette considération envers nos élus comme c'était le cas par le passé.
Il faut donc se reposer les bonnes questions à propos de nos institutions restées figées depuis 60 ans!
Et l'intelligence artificielle (numérique, etc.) qui nous est imposée, y compris via les gestions administratives , crée de nouvelles inégalités parmi nos concitoyens (notamment, parmi les Français de l'étranger).
Aujourd'hui, cela devient souvent insupportable car il n'y a pas plus suffisamment de solidarité, d'égalité et de fraternité au plan national.
Dommage qu'au dernier Conseil LaREM (trop verrouillé à mon sens), nous n'ayons pas eu le moindre débat entre tous les participants alors qu'ailleurs c'est quasiment la volonté d'une révolution anti-macronienne.
Commençons chez nous pour mieux promouvoir et défendre nos valeurs de La République En Marche.

Amicalement, Michel MENINI (depuis buenos Aires)
Conseiller consulaire élu pour l’Argentine, Vice-Président du Conseil Consulaire