Drapeau européen

« La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? » Cette citation, pourtant ancienne, de Chateaubriand n’a jamais été aussi actuelle qu’aujourd’hui. Nous sommes à un moment clé où il faut prendre les bonnes décisions pour que l’Europe ambitieuse que nous appelons de nos vœux existe enfin.

Vous trouverez ici mes articles exposant ma vision de l’Europe.

J’étais à Munich, vendredi, pour y rencontrer des responsables de l’Office européen des brevets. Ceux-ci sont meurtris par la confusion et l’opacité de la procédure d’élection du Président (en fait le directeur général) de l’organisation. Les réunions du Conseil d’administration se succèdent, les votes sur les candidats aussi avec des variations de nombre de voix inexplicables. Ceci est démoralisant pour ceux qui ont fait de cette organisation une belle réussite et qui ont l’impression d’être le cadet des soucis du Conseil.

Mardi soir préparation du Conseil européen de Copenhague. Nous commençons à 22H30, après une longue journée de débat et de vote sur le budget 2010. Fatigue donc, pour tous et un hémicycle quasiment vide : une demi-douzaine de sénateurs UMP et centristes, un socialiste, deux communistes.

Une information qui est passée inaperçue dans le tohu-bohu de l’actualité : le rétablissement d’un État féodal sur l’île de Sark ou Sercq. La chambre des lords siégeant comme Cour suprême a en effet récemment annulé l’établissement d’un système politique électif et démocratique sur cette petite île, dépendance de Jersey.

La Suisse nous a surpris par un vote très net avec près de 60% de ses citoyens hostiles à l’érection de nouveaux minarets. Les sondages d’opinion avaient prédits le contraire (nouvelle leçon à retenir) et ce qu’on appelle « l’establishment » (les grands partis sauf l’UDC, les syndicats, les églises, les milieux d’affaires) avaient appelé à voter contre l’initiative du député Oskar Freysinger, comme cela avait été le cas pour le referendum du la constitution européenne en France.

europeIl semble que le Gouvernement ait tranché la question de la désignation des deux députés européens supplémentaires pour la France. Ce sera une désignation par l'Assemblée nationale et ces députés ne seront que des observateurs au Parlement européen puisque non élus ! Une bien mauvaise méthode pour la démocratie européenne. À suivre....