Drapeau européen

« La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? » Cette citation, pourtant ancienne, de Chateaubriand n’a jamais été aussi actuelle qu’aujourd’hui. Nous sommes à un moment clé où il faut prendre les bonnes décisions pour que l’Europe ambitieuse que nous appelons de nos vœux existe enfin.

Vous trouverez ici mes articles exposant ma vision de l’Europe.

J’ai présenté et défendu jeudi 17 le projet de loi DDADUE au Sénat. Certes le sujet est abscons, complexe puisqu’il s’agit de la transposition en droit français d’une bonne dizaine de règlements et directives européens concernant l’union bancaire, les assurances, la lutte contre la corruption dans les pays tiers, ... D’autant plus que l’essentiel consiste à autoriser le gouvernement à légiférer par ordonnances. C’est donc assez désagréable pour le parlement qui se dessaisit partiellement de son droit de faire « la loi ».

Au large des côtes italiennes, les saisons se suivent et se ressemblent tristement. L’été qui s’achève fut particulièrement meurtrier. Plusieurs embarcations transportant des migrants ont fait naufrage dans l’indifférence quasi générale. Depuis le début de l’année, au moins 2.000 personnes auraient perdu la vie en tentant de rejoindre la péninsule depuis l’Afrique du Nord ! Un décompte macabre en très nette hausse par rapport à l’année 2013, au cours de laquelle 700 migrants avaient trouvé la mort dans cette zone de la Méditerranée, qui est devenue un vaste cimetière.

Nous vivons un moment difficile. Ceux d’entre nous qui se sont engagés pour la construction européenne, pour une Union européenne construite sur le fédéralisme sont découragés. Ces idées sont aujourd’hui considérées comme obsolètes, irréalistes. Les critiques pleuvent sur l’Union, bureaucratique, lourde et incapable de répondre aux défis de la croissance économique, de la politique étrangère et de peser dans les affaires du monde. Des économistes supposés brillants prônent la sortie de l’euro.

J’étais hier pour la journée, à Berne, pour participer aux discussions sur la convention fiscale et les conventions sur les successions et l’échange des données bancaires entre la France et la Suisse. La délégation française était conduite par Pierre Moscovici et comprenait outre deux parlementaires (M. Christian Eckert, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale et moi-même), plusieurs hauts fonctionnaires et diplomates.