Drapeau européen

« La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? » Cette citation, pourtant ancienne, de Chateaubriand n’a jamais été aussi actuelle qu’aujourd’hui. Nous sommes à un moment clé où il faut prendre les bonnes décisions pour que l’Europe ambitieuse que nous appelons de nos vœux existe enfin.

Vous trouverez ici mes articles exposant ma vision de l’Europe.

Nous vivons un moment difficile. Ceux d’entre nous qui se sont engagés pour la construction européenne, pour une Union européenne construite sur le fédéralisme sont découragés. Ces idées sont aujourd’hui considérées comme obsolètes, irréalistes. Les critiques pleuvent sur l’Union, bureaucratique, lourde et incapable de répondre aux défis de la croissance économique, de la politique étrangère et de peser dans les affaires du monde. Des économistes supposés brillants prônent la sortie de l’euro.

J’étais hier pour la journée, à Berne, pour participer aux discussions sur la convention fiscale et les conventions sur les successions et l’échange des données bancaires entre la France et la Suisse. La délégation française était conduite par Pierre Moscovici et comprenait outre deux parlementaires (M. Christian Eckert, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale et moi-même), plusieurs hauts fonctionnaires et diplomates.

La semaine a commencé sur une bien triste note : l’adoption par la Suisse du référendum « contre l’immigration de masse » (sic) proposé à l’initiative de l’UDC, parti de la droite populiste qui s’était déjà illustré en 2009 en faisant interdire la construction de minarets, est un coup dur pour l’Europe, pour la France, et pour la Suisse.

Nous voilà réunis au Parlement européen à Bruxelles pour une conférence interparlementaire européenne sur les questions de croissance, d’emploi, de compétitivité. En particulier, il s’agit de passer en revue les projets de budgets des États membres de l’Union et de voir quels éléments auront de l’influence sur leur exécution.