Pour Emmanuel Macron, au contraire, le 14 mai, la journée de son investiture a été plus que réussie. Il a donné une image de force et de conviction contrôlées, et il a permis à François Hollande de quitter l’Élysée avec dignité.

La nomination d’un premier ministre et d’un nouveau gouvernement nous donneront dès aujourd’hui une idée de ce que sera la présidence Macron.

Mais les affaires du monde continuent et regardons ce qui se passe juste de l’autre côté du Rhin, dans le Land de Rhénanie du Nord Westphalie, le plus peuplé des länder allemands et un des plus riches. L’élection régionale d’hier bouleverse la situation politique allemande avec une victoire nette de la CDU alors que le land est gouverné quasiment depuis la fin de la guerre par le SPD. Avec 34% pour la CDU (+8%) contre 30% pour la SPD (-8%), il est peu probable que la SPD reste au gouvernement régional. La coalition SPD-Verts n’a pas réussi dans sa lutte contre le chômage (land de grande industrie) ni en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme.

La magie de Martin Schulz, l’ancien président du parlement européen, a du mal à perdurer puisque les deux dernières élections régionales (en Sarre et dans le Schleswig Holstein) ont été perdues. C’est mauvais signe pour l’élection générale d’octobre : Angela Merkel est en passe de l’emporter pour la 3ème fois. Et cette fois-ci, elle a des chances d’être en position de se passer du SPD pour avoir une majorité au Bundestag.
On la donnait perdante, plombée par sa politique d’immigration : il n’en est rien.

Dommage, car un tandem Macron-Schulz aurait sans doute permis à l’Union européenne de faire des progrès en matière sociale. Et ce n’est pas ce pauvre Jeremy Corbyn du Labour britannique qui pourra faire quoique ce soit, son parti étant crédité de 25% des votes.

Ajoutons que Hannelore Kraft, présidente du SPD de Rhénanie, a immédiatement présenté sa démission, une pratique que les responsables politiques français devraient méditer !

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