Dans une interview aux « Echos », le secrétaire général de la CFDT pose ses exigences pour la réunion sur l'emploi que va tenir Edouard Philippe à Matignon lundi. Tout en exigeant des mesures concrètes rapides, il dit « chiche » à l'exécutif pour participer à la construction du « pacte productif » annoncé par le chef de l'Etat. « A la CFDT, nous ne sommes pas naïfs mais, quand une porte s'entrouvre, on n'a pas l'habitude de faire demi-tour », explique-t-il.

Depuis la fin de l’année dernière, le Gouvernement met en œuvre sa stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux. Dénommée « Bienvenue en France », cette stratégie part du constat que la forte croissance du nombre d’étudiants en mobilité internationale (5,5 millions aujourd’hui ; environ 9 millions à l’horizon 2025) constitue « une opportunité magnifique pour la France ». Elle vise à « gagner la bataille de la concurrence internationale entre [les] systèmes d’enseignement supérieur et de recherche ». La France est aujourd’hui le quatrième pays d’accueil des étudiants internationaux. Elle « doit rester l’un des acteurs majeurs de [la] mondialisation des études supérieures ». L'objectif fixé par le Président de la République et le Premier ministre est d’accueillir 500.000 étudiants internationaux d’ici à 2027, contre 320.000 actuellement, dont 245.000 en mobilité diplômante.