Air France

Lors de mes voyages à l’étranger, je rencontre les Français établis hors de France grâce à des permanences à l’ambassade ou dans les consulats, des rencontres dans le réseau culturel, des visites de lycée français, des conférences dans les chambres de commerce... Je rencontre aussi nos concitoyens qui m’accueillent toujours très chaleureusement. À mon retour à Paris, je traite les différents dossiers soulevés par les expatriés français lors de ces rencontres.

Vous trouverez ici les comptes rendus de mes différents déplacements à l’étranger.

Arrivés à Séoul, nous débutons notre visite le 11 avril, René Aicardi et moi-même, par un petit-déjeuner avec Philippe Thiébaud, notre ambassadeur à Séoul. Il nous explique la situation politique intérieure après le changement de Président, le nouveau étant Lee Myong Bak, et les élections législatives qui ont donné une majorité au parti conservateur. La ligne est beaucoup plus ferme vis-à-vis de la Corée du Nord : la coopération et l’aide seront proportionées au progrès de la dénucléarisation. Les relations bilatérales sont bonnes tant sur le plan économique (voir plus loin) que politiques, à l’exception de l’affaire récurrente des archives royales coréennes détenues par la France. Il y un intérêt dans l’enseignement, la langue et la culture françaises qui va au-delà du convenu.

J’arrive à Hong Kong le 6 avril 2008. René Aicardi, notre conseiller AFE, me fait rencontrer les représentants des syndicats enseignants du lycée français. Nous discutons de plusieurs problèmes locaux ainsi que du risque, désormais un peu plus général, du « déconventionnement » du lycée.
Le soir, avec une trentaine d’amis, nous offrons un dîner à David Santandreu, récemment lauréat des « trophées du sénat pour l’expatriation » pour son action au sein du Department of Education de Hong Kong. Nous avions déjà eu le plaisir de le recevoir à Paris, accompagné de sa famille.

Le 25 février à Wellington, nous commençons la journée, avec Marie-Claire Guilbaud et Michel Legras, ambassadeur de France, par une visite à Moana MacKay, membre du Parlement (il n’y a pas de Sénat dans ce pays !) Elle nous explique le système politique (chaque électeur a 2 voix, une pour la circonscription, une pour le parti au niveau national). Les Maoris (16%), peuple d’origine des deux îles, ont une représentation politique propre. La majorité travailliste poursuit avec succès une politique de croissance économique, de plein emploi (3% de chômeurs !) et d’austérité budgétaire. Nous abordons les relations commerciales avec l’Europe pour nous plaindre du protectionnisme néo-zélandais, en particulier du monopole de fait qui a été donné à une coopérative pour les achats/ventes de lait. La conséquence en est que les Français qui souhaitent acheter du lait paye un prix largement supérieur à celui du marché mondial. Elle se plaint à son tour – mais sans grande conviction – de la politique agricole commune européenne. En fait, avec le niveau élevé des prix des matières premières (y compris agricoles) les subventions à l’exportation sont appelées à diminuer, voire à disparaître.

Dès mon arrivée de Singapour le 17 février je rejoins le Consul général, Lionel Majesté-Larrouy, et Marie-Claire Guilbaud, notre conseiller AFE ADFE, au musée Lapérouse situé à Maroubra. C’est un site émouvant avec, dans une maison coloniale XIXème, un petit musée retraçant l’expédition de M. de Lapérouse qui débarqua dans cette baie en 1798. Réunion de la communauté française autour de la célébration de cet anniversaire et sur la tombe du père Receveur, aumônier de l’expédition. Le cardinal Pell, Primat catholique romain d’Australie, est présent.