Air France

Lors de mes voyages à l’étranger, je rencontre les Français établis hors de France grâce à des permanences à l’ambassade ou dans les consulats, des rencontres dans le réseau culturel, des visites de lycée français, des conférences dans les chambres de commerce... Je rencontre aussi nos concitoyens qui m’accueillent toujours très chaleureusement. À mon retour à Paris, je traite les différents dossiers soulevés par les expatriés français lors de ces rencontres.

Vous trouverez ici les comptes rendus de mes différents déplacements à l’étranger.

J’arrive à Hong Kong le 6 avril 2008. René Aicardi, notre conseiller AFE, me fait rencontrer les représentants des syndicats enseignants du lycée français. Nous discutons de plusieurs problèmes locaux ainsi que du risque, désormais un peu plus général, du « déconventionnement » du lycée.
Le soir, avec une trentaine d’amis, nous offrons un dîner à David Santandreu, récemment lauréat des « trophées du sénat pour l’expatriation » pour son action au sein du Department of Education de Hong Kong. Nous avions déjà eu le plaisir de le recevoir à Paris, accompagné de sa famille.

Le 25 février à Wellington, nous commençons la journée, avec Marie-Claire Guilbaud et Michel Legras, ambassadeur de France, par une visite à Moana MacKay, membre du Parlement (il n’y a pas de Sénat dans ce pays !) Elle nous explique le système politique (chaque électeur a 2 voix, une pour la circonscription, une pour le parti au niveau national). Les Maoris (16%), peuple d’origine des deux îles, ont une représentation politique propre. La majorité travailliste poursuit avec succès une politique de croissance économique, de plein emploi (3% de chômeurs !) et d’austérité budgétaire. Nous abordons les relations commerciales avec l’Europe pour nous plaindre du protectionnisme néo-zélandais, en particulier du monopole de fait qui a été donné à une coopérative pour les achats/ventes de lait. La conséquence en est que les Français qui souhaitent acheter du lait paye un prix largement supérieur à celui du marché mondial. Elle se plaint à son tour – mais sans grande conviction – de la politique agricole commune européenne. En fait, avec le niveau élevé des prix des matières premières (y compris agricoles) les subventions à l’exportation sont appelées à diminuer, voire à disparaître.

Dès mon arrivée de Singapour le 17 février je rejoins le Consul général, Lionel Majesté-Larrouy, et Marie-Claire Guilbaud, notre conseiller AFE ADFE, au musée Lapérouse situé à Maroubra. C’est un site émouvant avec, dans une maison coloniale XIXème, un petit musée retraçant l’expédition de M. de Lapérouse qui débarqua dans cette baie en 1798. Réunion de la communauté française autour de la célébration de cet anniversaire et sur la tombe du père Receveur, aumônier de l’expédition. Le cardinal Pell, Primat catholique romain d’Australie, est présent.

Je me promène ce matin sur la rue principale « Orchard street », la rue des vergers - qui ont disparu depuis longtemps pour faire place aux boutiques et immeubles les plus modernes. Cette cité-État étonnante, construite en 40 ans, atteint aujourd’hui une prospérité comparable à celle de l’Europe. Ce qui frappe le plus, c’est le mélange des races et nationalités : Chinois de Singapour et de Chine, Malais, Indiens bengalis, Tamouls, Sikhs, Européens, Australiens … tout le monde se presse vers son travail. Ville conquise sur la mer et sur l’eau, par des polders qui font un bon tiers de sa surface : battus les Pays-Bas ! Nos entreprises de BTP y sont d’ailleurs actives.