Air France

Lors de mes voyages à l’étranger, je rencontre les Français établis hors de France grâce à des permanences à l’ambassade ou dans les consulats, des rencontres dans le réseau culturel, des visites de lycée français, des conférences dans les chambres de commerce... Je rencontre aussi nos concitoyens qui m’accueillent toujours très chaleureusement. À mon retour à Paris, je traite les différents dossiers soulevés par les expatriés français lors de ces rencontres.

Vous trouverez ici les comptes rendus de mes différents déplacements à l’étranger.

Je me promène ce matin sur la rue principale « Orchard street », la rue des vergers - qui ont disparu depuis longtemps pour faire place aux boutiques et immeubles les plus modernes. Cette cité-État étonnante, construite en 40 ans, atteint aujourd’hui une prospérité comparable à celle de l’Europe. Ce qui frappe le plus, c’est le mélange des races et nationalités : Chinois de Singapour et de Chine, Malais, Indiens bengalis, Tamouls, Sikhs, Européens, Australiens … tout le monde se presse vers son travail. Ville conquise sur la mer et sur l’eau, par des polders qui font un bon tiers de sa surface : battus les Pays-Bas ! Nos entreprises de BTP y sont d’ailleurs actives.

Nosy-bé

Avec Jean-Daniel Chaoui et Pierre-Yves Féart, le représentant de l’ADFE à Nosy-bé, nous sommes accueillis le 4 décembre à Hell Ville par Sylvie Duriez, consule honoraire. Elle a choisi d’utiliser son enveloppe budgétaire pour louer un local en plein centre où elle tient une permanence bihebdomadaire, et rémunérer une assistante. Les services que cette « antenne » rend à la communauté française (évaluée à 800 personnes, faute d’accès au Registre) sont ceux d’une chancellerie, mais comme boîte à lettres. Elle pouvait accorder jusqu’à maintenant un « laisser-passer » qui permettait de sortir du territoire via l’aéroport international de Nosy-bé. Un autre point très sensible dans la communauté française de l’île est l’absence de bureau de vote, celui de Diégo étant à une distance telle qu’elle décourage les Français d’accomplir leur devoir civique.

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Tananarive

A mon arrivée à Tananarive le 30 novembre, j’ai été reçu, avec Jean-Daniel Chaoui, par Marie-Claire Gérardin, chargée d’affaires à Madagascar en attendant que notre nouvel ambassadeur (M. Gildas Le Lidec) ait pris son poste. Elle évoque les relations franco-malgaches, et les incertitudes, en particulier juridiques, qui pèsent sur le dynamisme des affaires. Les délestages quotidiens de courant gênent les populations et nuisent aux entreprises, qui commencent à se décourager ; certaines sociétés sont déjà parties pour Maurice où le droit de propriété et la fiscalité sont plus favorables. De nouveaux contentieux ont surgi : avec Total sur le prix du kérosène, sur la pêche illégale.

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Christian Job, notre ambassadeur aux Comores, nous accueille à Moroni, sur la plus grande des trois îles de l’archipel, et nous rappelle le contexte des délicates relations entre la France et les Comores. Lors du referendum de 1974 décidant l’indépendance des Comores la quatrième île, Mayotte, a voté son maintien dans le giron français, ce qui a été accepté par la France, contrairement à la règle tacite suivie depuis 1945 par les puissances ex coloniales : ne pas modifier les frontières d’un Etat colonisé accédant à l’indépendance. Il s’en suit chaque année, à la demande de la Fédération de Comores, une mise en cause régulière de la France devant l’Assemblée générale des Nations-Unies.