En conservant sa place de première destination européenne des investissements directs étrangers (IDE), la France confirme une fois de plus son attractivité en 2020, selon le baromètre annuel du cabinet d’audit et de conseil Ernst & Young (surnommé EY, qui fait partie des « Big Four »), avec 985 décisions d’investissements et 30 000 emplois créés (1ère dans les deux cas !).

Dans un effort de transparence unique au monde, la Commission, le Parlement et le Conseil ont réussi à conclure un accord cette semaine dans le but de renforcer l’arsenal européen de lutte contre l’évasion fiscale des grandes multinationales (Amazon, Google, Facebook…) ayant un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions.

Nous avons ce week-end dit au revoir aux conseillers consulaires mais ouvert la porte aux conseillers des Français de l’étranger, nouveau nom acté en même temps que la tenue de cette nouvelle élection.

Jusqu’à ce dimanche, 127 des 130 circonscriptions des Français établis hors de France (les élections en Inde et à Madagascar étant reportées) ont pu élire 442 conseillers et 68 délégués consulaires, parfois sortants, parfois nouveaux. Le vote par internet a été un franc succès puisque 85 % du scrutin s’y est effectué. La bonne tenue de ces élections est une victoire pour la démocratie française à l’étranger, et n’aurait été possible sans l’exceptionnelle mobilisation des services consulaires : il y avait 357 bureaux de votes dans 144 pays différents, avec des diplomates sur place ayant parfois dû négocier jusqu’à la dernière minute avec les autorités locales. 205 865 Français ont pu prendre part au vote - le taux d’abstention est malheureusement toujours très fort durant les consulaires, alors que les enjeux le sont tout autant.

Bonne nouvelle pour le plan de relance européen, que Bruno Le Maire a soulignée la semaine dernière au micro de Léa Salamé sur France Inter : « L’oseille arrive ! ». En effet, l’Autriche et la Pologne, les deux derniers États à ne pas avoir ratifié le plan de relance de 750 milliards d’euros via leurs Parlements nationaux, l’ont fait.

Ce dispositif, décidé en juillet dernier par les chefs d’État européens après d’âpres négociations avec les pays frugaux (Pays-Bas, Danemark, Autriche…), devrait permettre à l’UE de relancer la croissance économique des 27. Les États membres avaient pourtant traîné à faire voter le plan par leurs Parlements respectifs : 10 mois depuis la décision d’un plan de relance commun !

L’objectif est de commencer à emprunter fin juin pour débourser les premiers milliards au mois de juillet - objectif que certains dénoncent comme « trop ambitieux ». Le plus important est que l’argent arrive, et qu’il est exceptionnel que nous ayons réussi à nous entendre sur le sujet. C’est un signe fort envers les autres pays du monde, qui voient que l’Europe reste, malgré tout, unie.

Tout vient à point à qui sait attendre ! Paris, Berlin et Madrid ont enfin annoncé la fin des discussions sur la prochaine phase du projet européen du système de combat aérien du futur (SCAF), programme d’armement de nouvelle génération. Cela devrait aboutir d’ici 2027 au premier vol d’un démonstrateur de l’avion de combat de nouvelle génération.