La suppression du Ministère de l’Immigration était attendue depuis la nomination de Brice Hortefeux à l’Intérieur. Rappelons que c’est lui qui avait créé ce ministère de l’immigration qui était un des engagements idéologiques du candidat Sarkozy et il ne pouvait que souhaiter récupérer cet enfant chéri. Exit donc Shylock-Besson et son débat sulfureux et raté sur l’identité nationale !

Le Président Sarkozy s’est toujours engagé pour les entreprises françaises à l’étranger. Il se voit comme « le voyageur de commerce » de la République, plus sans doute que ses prédécesseurs. Il a certainement raison car dans la compétition exacerbée pour les grands contrats, chaque chef d’État ou de gouvernement se doit d’apporter le soutien, le poids du diplomatique et du politique à son industrie.

Hier, jeudi 21 octobre, a été marqué essentiellement par le coup de force de l’UMP faisant jouer l’article 44.3 qui supprime toute discussion sur les amendements sauf ceux retenus par le gouvernement. On sentait l’affaire venir puisque la veille, M. Guéant, le vice-président non élu de notre République avait fait part de son agacement devant la lenteur des débats au Sénat. Il fallait donc s’exécuter, et vite.

C’est une bonne nouvelle. Hier, à Deauville, propice aux promenades romantiques sur les planches, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont trouvé un accord sur un des sujets les plus épineux du moment, la gouvernance économique européenne. C’est en marge de la réunion avec le Président russe Dmitri Medvedev que s’est finalisé cet accord. Que prévoit-il ?

Aujourd’hui Martine Aubry vient à la réunion du groupe PS au Sénat. C’est parce que cet après-midi commence la discussion du projet de loi sur les retraites et qu’elle veut bien le cadrer politiquement. Elle insiste sur le fait qu’il faut se battre « propositions » contre « projet UMP » et ne pas se contenter de la dénonciation et de la critique.