Finalement, le dernier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de France et de 38 pays africains est plutôt réussi (oui, je sais je ne devrai pas écrire cela étant dans l’opposition !).

La France peine à redéfinir ses relations avec l’Afrique, empêtrée dans le faux émotionnel, les intérêts économiques bien réels et les restes de barbouzerie gaullienne. Elle n’est plus « l’alma mater » des années 1960, elle doit résister à la concurrence des Chinois, des Brésiliens pour les marchés de travaux publics et pour l’exploitation des matières premières. Et il est normal que les pays africains cherchent à diversifier leurs propres relations internationales.

C’est une institution qui porte un nom barbare : commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS). Derrière cet intitulé, il y a une commission de quatorze membres qui est une des rares institutions qui contrôle réellement les différentes polices et la gendarmerie en France. Ses membres sont indépendants, nommés par des personnalités variées, ou cooptés ; ils peuvent être saisis par des parlementaires ou d’autres institutions. Les avis de la commission sont, autant qu’il est possible, justes, équilibrés et sans complaisance. C’est un contre-pouvoir nécessaire dans une démocratie, même s’il faut souligner que la grande majorité des personnes chargées de la sécurité dans notre pays conduisent leurs tâches – difficiles – dans le respect des textes et de la dignité humaine.

Ce consensus européen, voire mondial, en faveur de la rigueur et de l’austérité est surprenant.

Ce n’est pas parce que nous sommes 27 à faire la même politique qu’elle en devient pour autant vraie. L’histoire nous a appris que les gouvernements sont souvent comme les rats qui suivent le flutiste d’Hamelin : ils se précipitent dans la mer avec délectation, à condition de le faire ensemble.

Toujours la Grèce, car c’est une question de toute première importance. Je nuance mon propos du 1er mai. L’Allemagne a fini par accepter le plan d’aide européen à la Grèce. Peu importe qu’elle l’ait fait contrainte et forcée car il n’y avait pas d’autres alternatives que la catastrophe et la ruine.

À Munich depuis hier. Comme chaque année, nous nous réunissons autour de ce grand peintre révolutionnaire qu’a été Kandinsky, le fondateur de l’expressionisme et du Bauhaus. Auparavant, nous participons à la grande réunion des syndicats et du SPD sur la Marienplatz. On peut certes regretter la politique antisociale mise en œuvre par Gerhard Schroeder mais le SPD et le DGB restent les piliers de la gauche en Allemagne contre la droite.

Voilà une question qui va nous occuper puisque nous aurons, selon toute vraisemblance, à voter bientôt un projet de loi d’interdiction « totale ». Cette expression veut dire « dans des lieux publics ». En privé, chacune s’habille comme elle veut et de plus, c’est précisément chez elles que les porteuses de burqa ou de niqab l’enlèvent, sauf, horreur, présence d’un homme qui ne serait pas le mari ! Lieux publics, cela veut dire rue, passage, tout commerce, service, mais aussi administration de toute nature, toute réunion associative, sport, école, université, transport public, ...

La question de savoir si nous devons maintenir des représentants des Français à l’étranger s’est transformé en un débat – tout aussi intéressant et plus important – sur ce que veut dire être Français à l’étranger. On peut penser que si nous militons au PS à l’étranger, c’est que nous voulons rester en relation avec la vie politique française et garder une identité française forte.

Cette affaire du volcan islandais est décidément pleine d’enseignements. Ces Islandais (300000 habitants) ont refusé pendant 50 ans de rejoindre l’Europe à cause de leur fierté nationale (le plus vieux parlement du monde, une langue terrible), parce qu’ils étaient très prospères et, comme les Norvégiens, ne voulaient partager ni les harengs ni les saunas. Entretemps, la crise financière est passée par là et ils ont été complètement ruinés, y compris l’État.