Voilà qui est fait : la Reine a accepté la dissolution des Communes et une élection générale (750 MPs) aura lieu le 6 mai. Une campagne courte : 3 semaines et demie même si elle avait de fait commencé Il y a 6 mois.

C’est un pays qui ne se sent pas bien : le modèle britannique tant vanté ne fonctionne plus et la crise financière l’a atteint plus que d’autres en Europe ; la croissance de la City n’a pas profité au reste du pays ; au contraire, les inégalités se sont fortement accrues, l’éducation et l’investissement public sont en panne voir en régression. Enfin à force de spin doctors, faiseurs de miracle et autres magiciens, les Anglais ne croient plus en leurs hommes politiques ni en la politique elle-même.

Ce matin j’ai participé à l’Assemblée nationale à la conférence de presse lançant un grand audit sur la politique d’immigration du gouvernement. Proposé par l’association Cette France là, qui publie cette année le volume II des annales du traitement réservé aux étrangers, cette initiative transversale – réunissant des députés, des sénateurs et des députés européens – a pour objectif d’analyser les attendus et les effets de la politique actuelle.

Un calendrier d’enfer : voilà à quoi nous convie la direction nationale du PS. Pensez donc : une convention sur le développement économique et écologique (20 mai), la rénovation du PS (3 juillet), les questions internationales et européennes (9 octobre), l’égalité réelle (11 décembre).  Et voilà, en 6 mois tout est bouclé. J’ai personnellement mes réserves sur ce genre de calendrier qui amène à adopter des textes disparates et flous, faute d’avoir créer un consensus par un travail commun long et didactique ou bien d’avoir tranché des positions clairement irréductibles. Or le PS se caractérise par son art à faire coexister des positions très opposées.

Un aspect des élections régionales qui est passé inaperçu malgré sa très grande importance, c’est la mort du PCF. Pour montrer son indépendance vis-à-vis du PS, le PCF a décidé de s’allier avec le Parti de Gauche (très confidentiel) créé il y a un an par Jean-Luc Mélenchon pour défendre une ligne souverainiste, populiste, jacobine et sociale.

Hier au Sénat se sont tenues les Assises de la prostitution organisées par le Collectif « droits et prostitution ». C’est une excellente initiative qui tranchait un peu avec le public habituel du Sénat. Plusieurs collègues sénateurs ou plutôt sénatrices y ont participé.Grand succès puisque la salle Monnerville était pleine, de nombreuses organisations de tout genre  étaient présentes y compris le Strass (syndicat les travailleurs du sexe), fondé il y a un an lors des assises qui s’étaient tenues à l’Odéon à auxquelles Michèle André et moi avions assisté.

Non, c’est plutôt un centriste, un chiraquien, un villepiniste donnés en pâture aux groupes parlementaires UMP en recherche furieuse de boucs émissaires après la claque des régionales. Qui pouvait imaginer que la leçon que Nicolas Sarkozy tirerait du vote de dimanche serait la nécessité de nommer un chiraquien (qu’est ce au juste politiquement ?) au ministère du budget ? Un remaniement pas si anodin ni technique que ça :

12 à 10 au rugby, 48 jours pour le tour du monde à la voile, 21 régions à une : trois grands chelems en un weekend, c’est revigorant ! À la suite du scrutin du 14 mars, 12 triangulaires avec le Front national, une avec le Modem, une quadrangulaire avec les autonomistes corses, 8 duels gauche-droite étaient à gagner. Les résultats vous les connaissez :

Chers camarades, Je suis surpris de l’atonie du forum de la FFE sur les régionales. C’est pourtant un vote important : les régions interviennent fortement dans les transports régionaux, les lycées, l’économie, ... et la gestion des régions par les socialistes et la gauche permet de contrebalancer (en partie) la casse sociale de l’UMP. Le résultat de dimanche soir n’est donc pas indifférent pour la vie de millions de Français, surtout à revenus modestes.

Après la première guerre mondiale, il était courant de dire « l’Allemagne paiera » les dommages de guerre. La suite a montré que c’était une erreur puisque le nazisme et la seconde guerre en ont été une des conséquences. L’Allemagne a beaucoup contribué à la construction européenne depuis 1958 en étant de loin le pays le plus contributeur au budget. Elle le faisait par esprit européen et comme une manière de compenser – même modestement – ses errements passés.

Je vous recommande chaudement la lecture du livre intitulé « L’aide au développement » (édition Le Cavalier Bleu) que viennent de publier Jean-Michel Severino, directeur général de l’Agence Française de Développement (AFD) et Jean-Michel Debrat, directeur adjoint. Cet ouvrage s’efforce de répondre aux principales questions que nous nous posons tous sur l’aide au développement :