Faut-il intervenir militairement en Libye ? Plusieurs facteurs y poussent. Voilà un peuple qui se bat pour des valeurs que nous reconnaissons : liberté, démocratie, lutte contre la corruption, ... Ils sont menacés, plus même, massacrés par un dictateur schizophrène qui dispose encore de troupes mercenaires bien armées. Plusieurs milliers de morts déjà et quid de demain ? A-t-on déjà vu un dirigeant faire bombarder par son aviation des bourgades avec femmes et enfants ? Et nous regarderions cela sans réagir, en parlant gravement de la situation et peut être même en adoptant courageusement des motions de soutien ?

C’est la visite de Dominique Strauss-Kahn à Paris pour la réunion des ministres des finances du G20. Rien de spécial : cela fait partie de son boulot. Tous les medias se sont emparés de la petite phrase de son épouse (notons quand même qu’elle est appelée Anne Sinclair et non Anne Strauss-Kahn) indiquant qu’elle ne souhaitait pas qu’il fasse un second mandat au FMI.

Quelle meilleure occasion pour écouter « Ikhtitaf fi assaraya », la version arabe de « l’enlèvement au sérail » dans le Mozart égyptien d’Hughes de Courson. On y retrouve cette joie, cette jubilation devant cette révolution formidable, populaire, spontanée qui marque un lien si fort entre le peuple et l’armée.