La « mise en congé » récente de Marie George Buffet du secrétariat national du PCF et le lancement officiel de sa campagne présidentielle couronnent l'échec du rassemblement de la gauche dite « anti-libérale ». Ce terme, ambigu et inacceptable puisqu'il laisse entendre que les autres formations de gauche, au premier rang desquelles le PS, seraient favorables au libéralisme, recouvre deux sensibilités : pour une grande part celle du Non au referendum, et, plus profondément, le refus de la négociation, de l'accord et des responsabilités, typiques de la gauche protestataire héritière de l'anarcho-syndicalisme et de la vulgate marxiste. Cette malédiction traverse l'histoire du socialisme français de Jules Guesde à Arlette Laguillier.

Le PS et le SPD viennent de publier une déclaration commune sur les grandes orientations futures de la construction européenne, confirmant « leur volonté de faire avancer ensemble le processus d’intégration européenne dans le sens des valeurs sociales démocratiques et socialistes ».

J'ai participé, aux côtés de notre Premier secrétaire fédéral et de notre permanente Danièle Seignot, au Conseil national. Pierre-Yves vous en a déjà donné un compte-rendu détaillé dont je partage en autres les observations préliminaires sur la nécessité de reformer nos formes de travail et de débat internes. Pour compléter lire cette dépêche de Reuters qui me semble assez juste.