C’est une excellente nouvelle que la victoire d’Anne Poursinoff dans l’élection législative partielle de Rambouillet, dimanche dernier. J’ai appris à la longue qu’il y a des signes qui montrent que l’on « va » vers la victoire (présidentielle ou législative, quoique les deux soient maintenant liées).

Les dernières prévisions de croissance du FMI sont à la fois encourageantes et pessimistes. Encourageantes pour le monde avec une prévision de croissance du PIB mondial de 4,6% en 2010 et de 4,3 % pour 2011, de 10% et de 9, 6% pour la Chine et de 3,3% et 2,9% pour les Etats-Unis. La reprise mondiale est donc bien au rendez-vous car, à ces pays, on pourrait rajouter une longue liste d’autres pays tant en Asie qu’en Amérique du sud et en Afrique qui auront des taux de croissance de 3 à 8%.

Je reprends ce blog après une interruption de 10 jours pour cause de voyage en Syrie. Aujourd’hui nous nous sommes réunis à Strasbourg, au Parlement européen, pour débattre des propositions que le PS doit faire sur la crise financière et la gouvernance économique européenne.

J’étais vendredi à la cérémonie du 18 juin qui se déroule comme chaque année au Mont Valérien. Elle est consacrée aux Compagnons de la Libération, ceux que de Gaulle a reconnus comme ses compagnons les plus proches dans le combat. Un Ordre qui n’a pas admis de nouveaux membres depuis 1945 et qui sera dissous avec la mort du dernier membre.

Je suis, comme beaucoup, désespéré de la situation au Proche-Orient, entre Israël et les Palestiniens. Je ne vois nulle part de lueur d’espoir. Les Palestiniens sont divisés et risquent un affrontement fratricide entre le Hamas et le gouvernement Abbas.
Ce peuple travailleur et plein d’initiative vit dans le désespoir à Gaza, dans les camps de réfugiés jordaniens ou libanais. Et ce désespoir leur a fait rater – à un cheveu près – cette chance unique de paix qu’étaient les accords d’Oslo. Mais on ne refait pas le cours de l’Histoire.

Finalement, le dernier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de France et de 38 pays africains est plutôt réussi (oui, je sais je ne devrai pas écrire cela étant dans l’opposition !).

La France peine à redéfinir ses relations avec l’Afrique, empêtrée dans le faux émotionnel, les intérêts économiques bien réels et les restes de barbouzerie gaullienne. Elle n’est plus « l’alma mater » des années 1960, elle doit résister à la concurrence des Chinois, des Brésiliens pour les marchés de travaux publics et pour l’exploitation des matières premières. Et il est normal que les pays africains cherchent à diversifier leurs propres relations internationales.

C’est une institution qui porte un nom barbare : commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS). Derrière cet intitulé, il y a une commission de quatorze membres qui est une des rares institutions qui contrôle réellement les différentes polices et la gendarmerie en France. Ses membres sont indépendants, nommés par des personnalités variées, ou cooptés ; ils peuvent être saisis par des parlementaires ou d’autres institutions. Les avis de la commission sont, autant qu’il est possible, justes, équilibrés et sans complaisance. C’est un contre-pouvoir nécessaire dans une démocratie, même s’il faut souligner que la grande majorité des personnes chargées de la sécurité dans notre pays conduisent leurs tâches – difficiles – dans le respect des textes et de la dignité humaine.

Ce consensus européen, voire mondial, en faveur de la rigueur et de l’austérité est surprenant.

Ce n’est pas parce que nous sommes 27 à faire la même politique qu’elle en devient pour autant vraie. L’histoire nous a appris que les gouvernements sont souvent comme les rats qui suivent le flutiste d’Hamelin : ils se précipitent dans la mer avec délectation, à condition de le faire ensemble.