politique

Agitation à droite et préparation de notre contre-attaque à gauche, l’actualité politique ne manque pas de piquant.

Vous trouverez ici mes articles sur ce point.

Ce mardi s’est tenu, à l’Élysée, la Conférence nationale du handicap où se sont réunis pas moins de 500 invités dont ministres, associations, parlementaires, élus locaux et personnalités issues de la société civile. Quinze ans après la loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », le Président de la République était fort attendu sur les mesures pour améliorer les conditions de vie des personnes souffrant d’un handicap.

La loi de 2005, adoptée sous la présidence de Jacques Chirac, a permis une démarche vers l'autonomie mais elle demeure bien insuffisante pour répondre à la situation précaire des concernés. Claude Chirac, également invitée lors de la Conférence, a tenu à rappeler l’engagement de son père et sa détermination à poursuivre le combat contre les préjugés et l’exclusion des handicapés. Emmanuel Macron, lors de son élection en 2017, a promis que la question du handicap sera l’une des priorités de son mandat.

Lors de son discours, il s’est montré particulièrement convaincant avec l’annonce de 3 objectifs.

Le premier objectif étant que plus aucun enfant ne doit être sans solution de scolarisation à partir de la rentrée de septembre 2020. Pour se faire, 900 millions ont déjà été débloqués par le ministère de l’éducation nationale depuis 3 ans et cet effort financier sera continu. Cet objectif comprend également le recrutement de 11 500 assistants d’élèves en situation de handicap (AESH) supplémentaires d’ici à 2022. En parallèle, l’introduction d’un « module handicap dans la formation initiale de professeurs des écoles et des enseignants du secondaire » sera établie avec le déploiement d’unités psychosociales au sein des écoles. Les familles modestes d’enfants handicapés pourront avoir accès, pour au moins douze mois, à des séances avec un psychologue ou un ergothérapeute qui seront totalement prises en charge par la Sécurité sociale.

Le deuxième objectif est la création d’un numéro unique pour que plus aucune personne handicapée, enfant comme adulte, ne soit livrée à elle-même, sans solution concrète. Ainsi, toute famille en recherche d’un accompagnant scolaire ou d’une place en établissement pourra se tourner vers le numéro de téléphone 360 qui sera créé d’ici au 1er janvier 2021.

Près de 6500 adultes et 1500 enfants ont dû migrer en Belgique, dans des établissements spécialisés faute de places en France. Emmanuel Macron s’engage à répondre à ce manque de moyens par la création de mille places en établissement entre 2021 et 2022, sur les 2500 places ajoutées ces deux dernières années. Au total, 6000 places seront créées d’ici la fin du quinquennat.

Le troisième objectif est le droit à une vie digne. Cette dignité passe non seulement par une inclusion réelle de personnes handicapées dans la société mais aussi par une aide financière à la hauteur. L’allocation adulte handicapée (revalorisée de 90 euros depuis 2017) sera débarrassée de toute la paperasse administrative qui l’entoure. Un accord de confiance a été signé entre l’État et Dominique Bussereau, président de l’Association des départements de France, pour que plus aucune demande d’AAH ne soit traitée en plus de trois mois.

Le chef de l’État a aussi rassuré les associations que l’AAH ne se confondra pas avec le revenu universel d’activité. Tout en encourageant les entreprises à embaucher davantage les personnes handicapées, Emmanuel Macron compte s’attaquer aux problèmes de l’emploi et au chômage de ces derniers.

Les dernières statistiques sur le chômage viennent de tomber ce lundi. Quelle heureuse nouvelle ! Depuis 10 ans, la France enregistre son taux de chômage le plus bas. Au cours de l’année 2019, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a reculé de 3,3%. Concrètement, c’est près de 120 000 demandeurs d’emploi sans activité en moins par rapport à l’année précédente.

Le grand projet de lutte contre la pauvreté d’Emmanuel Macron met à contribution la société civile. En octobre 2019, le Gouvernement a lancé sa consultation citoyenne en ligne afin d’élaborer le futur revenu universel d’activité. Près de 8000 français se sont exprimés.