Drapeau européen

« La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? » Cette citation, pourtant ancienne, de Chateaubriand n’a jamais été aussi actuelle qu’aujourd’hui. Nous sommes à un moment clé où il faut prendre les bonnes décisions pour que l’Europe ambitieuse que nous appelons de nos vœux existe enfin.

Vous trouverez ici mes articles exposant ma vision de l’Europe.

Deux textes importants concernant l’Europe économique et financière viennent devant le Parlement : le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Europe (TSCG) et le traité créant le Mécanisme européen de stabilité (MES). Le vote sur ces deux textes crée des difficultés au PS et nous en avons longuement discuté en groupe au Sénat avant d’arrêter notre position.

C’est un comble ! Alors que Mme Merkel et M. Sarkozy promettent aux 27 sinon aux 17, des larmes, de la sueur et du sang, les vilains de Standard & Poors menacent de nous retirer à tous, y compris l’Allemagne, notre si précieux AAA (c’est pudiquement dit : « placer sous surveillance négative »).

J’essaye de lire le discours prononcé hier à Toulon par le président Sarkozy sans préjugés mais ce n’est pas facile. C’est en effet le discours non pas d’un chef de l’État mais bien celui d’un candidat. Tel a été son choix : tester des thèmes de campagne (appel à plus d’effort et plus de travail, stigmatisation des socialistes, des 35h et de la retraite à 60 ans) et ne rien dire sur l’Europe puisque tout est renvoyé aux discussions à venir avec Mme Merkel mais sans que l’on sache sur quels sujets. La seule chose sûre c’est la préférence donnée par la France à l’intergouvernemental, en opposition donc avec les solutions dites fédérales qu’esquisse Mme Merkel. Donc concrètement pas plus d’Europe mais un binôme franco-allemand qui donne le la.