Drapeau européen

« La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? » Cette citation, pourtant ancienne, de Chateaubriand n’a jamais été aussi actuelle qu’aujourd’hui. Nous sommes à un moment clé où il faut prendre les bonnes décisions pour que l’Europe ambitieuse que nous appelons de nos vœux existe enfin.

Vous trouverez ici mes articles exposant ma vision de l’Europe.

C’est un comble ! Alors que Mme Merkel et M. Sarkozy promettent aux 27 sinon aux 17, des larmes, de la sueur et du sang, les vilains de Standard & Poors menacent de nous retirer à tous, y compris l’Allemagne, notre si précieux AAA (c’est pudiquement dit : « placer sous surveillance négative »).

J’essaye de lire le discours prononcé hier à Toulon par le président Sarkozy sans préjugés mais ce n’est pas facile. C’est en effet le discours non pas d’un chef de l’État mais bien celui d’un candidat. Tel a été son choix : tester des thèmes de campagne (appel à plus d’effort et plus de travail, stigmatisation des socialistes, des 35h et de la retraite à 60 ans) et ne rien dire sur l’Europe puisque tout est renvoyé aux discussions à venir avec Mme Merkel mais sans que l’on sache sur quels sujets. La seule chose sûre c’est la préférence donnée par la France à l’intergouvernemental, en opposition donc avec les solutions dites fédérales qu’esquisse Mme Merkel. Donc concrètement pas plus d’Europe mais un binôme franco-allemand qui donne le la.

Deux jours à Londres en début de semaine et des contacts avec un certain nombre de parlementaires britanniques du Labour me donnent des sujets d’inquiétude. Les dirigeants m’ont donné l’impression d’être très tièdes sur l’engagement européen du Labour. Ils ne veulent plus être le parti qui parle « pour l’Europe » à une opinion publique britannique qui plus que jamais est, pour le moins, eurosceptique.