Drapeau européen

« La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? » Cette citation, pourtant ancienne, de Chateaubriand n’a jamais été aussi actuelle qu’aujourd’hui. Nous sommes à un moment clé où il faut prendre les bonnes décisions pour que l’Europe ambitieuse que nous appelons de nos vœux existe enfin.

Vous trouverez ici mes articles exposant ma vision de l’Europe.

Au Portugal, l’Europe fait face à une situation paradoxale. Un premier ministre, José Socrates, qui a présenté en fin de semaine un 4ème plan d’austérité à son parlement. Celui-ci sous l’action de la droite l’a rejeté. Le gouvernement social-démocrate de M. Socrates est donc démissionnaire.

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient de rendre son avis sur les deux projets qui doivent permettre enfin à l’Europe d’offrir à ses inventeurs un système de brevets de haute qualité, fiable et bon marché. Le premier concerne la création d’un brevet unitaire européen (un seul brevet couvre les pays européens), le second créerait un système juridictionnel unifié.

À Munich pour le départ en retraite de Françoise Ohl qui fût longtemps ma fidèle et efficace secrétaire à l’OEB. Une soirée qui nous permet de revoir beaucoup des anciens collèges de ces belles années. J’en profite pour rencontrer Benoit Battistelli, le nouveau président – français – de l’OEB et M. Raimund Lutz, nouveau vice président des affaires internationales pour me faire expliquer le projet de brevet européen unitaire qui devrait voir le jour grâce à une coopération renforcée, c'est-à-dire sans les adversaires du brevet communautaire que sont l’Espagne et le Portugal.

Le naufrage de l’économie irlandaise est dû pour l’essentiel à la marée de crédits immobiliers distribués par les trois grandes banques sans contrôle sérieux de la solvabilité des foyers. Situation très proche de celle qui lança la crise aux États-Unis. Taux d’intérêt bas, demande immobilière forte, les prix se mettent à grimper, le marché se retourne et, comme la plupart des taux sont variables, les ménages se trouvent coincés. On y ajoute une politique fiscale laxiste, basée sur le dumping fiscal par rapport aux autres pays de l’Union, une absence de contrôle des banques et voilà la crise : un déficit budgétaire de 32 % du PIB, une croissance proche de 0% et 14 % de chômage.