Drapeau européen

« La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? » Cette citation, pourtant ancienne, de Chateaubriand n’a jamais été aussi actuelle qu’aujourd’hui. Nous sommes à un moment clé où il faut prendre les bonnes décisions pour que l’Europe ambitieuse que nous appelons de nos vœux existe enfin.

Vous trouverez ici mes articles exposant ma vision de l’Europe.

Toujours la Grèce, car c’est une question de toute première importance. Je nuance mon propos du 1er mai. L’Allemagne a fini par accepter le plan d’aide européen à la Grèce. Peu importe qu’elle l’ait fait contrainte et forcée car il n’y avait pas d’autres alternatives que la catastrophe et la ruine.

À Munich depuis hier. Comme chaque année, nous nous réunissons autour de ce grand peintre révolutionnaire qu’a été Kandinsky, le fondateur de l’expressionisme et du Bauhaus. Auparavant, nous participons à la grande réunion des syndicats et du SPD sur la Marienplatz. On peut certes regretter la politique antisociale mise en œuvre par Gerhard Schroeder mais le SPD et le DGB restent les piliers de la gauche en Allemagne contre la droite.

Cette affaire du volcan islandais est décidément pleine d’enseignements. Ces Islandais (300000 habitants) ont refusé pendant 50 ans de rejoindre l’Europe à cause de leur fierté nationale (le plus vieux parlement du monde, une langue terrible), parce qu’ils étaient très prospères et, comme les Norvégiens, ne voulaient partager ni les harengs ni les saunas. Entretemps, la crise financière est passée par là et ils ont été complètement ruinés, y compris l’État.

Voilà qui est fait : la Reine a accepté la dissolution des Communes et une élection générale (750 MPs) aura lieu le 6 mai. Une campagne courte : 3 semaines et demie même si elle avait de fait commencé Il y a 6 mois.

C’est un pays qui ne se sent pas bien : le modèle britannique tant vanté ne fonctionne plus et la crise financière l’a atteint plus que d’autres en Europe ; la croissance de la City n’a pas profité au reste du pays ; au contraire, les inégalités se sont fortement accrues, l’éducation et l’investissement public sont en panne voir en régression. Enfin à force de spin doctors, faiseurs de miracle et autres magiciens, les Anglais ne croient plus en leurs hommes politiques ni en la politique elle-même.