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Je vous souhaite la bienvenue sur ce site archive de mon mandat de sénateur des Français hors de France.

Mandat que j'ai eu l'honneur de faire vivre de 2004 à 2021.
Ce site est une image à la fin de mon mandat.
Vous y trouverez plus de 2 000 articles à propos des Français de l'étranger. C'est un véritable témoignage de leur situation vis-à-vis de l'éducation, de la citoyenneté, de la protection sociale, de la fiscalité, etc. pendant ces 17 années.

Je me suis retiré de la vie politique à la fin de mon mandant en septembre 2021, je partage désormais mes réactions, points de vue, réflexion sur https://www.richardyung.fr

Merci de votre visite.

Richard Yung
Octobre 2021

Ce matin j’ai assisté au colloque de la Fondation Jean Jaurès sur le thème de « la gauche et le pouvoir » avec des historiens comme Alain Bergounioux, Marc Lazar et l’ancien Président du conseil italien Massimo d’Alema.

François HollandeFrançois Hollande est venu, en voisin, clore les débats. Ci-dessous des extraits de son (excellent) discours.

« La gauche a dirigé la France à plusieurs reprises au cours de trois Républiques. Son œuvre transformatrice est impressionnante, même si les circonstances étaient chaque fois différentes. Une donnée cependant les unit : jamais la gauche n’a été appelée à la direction du pays sans qu’il ait été saisi de grandes difficultés intérieures ou extérieures, parfois les deux »

« La réalité de l’action, la grandeur de la responsabilité constituent l’indispensable ressort du pouvoir. Ce n’est jamais parce que la Gauche est au pouvoir que c’est difficile, mais c’est parce que c’est difficile que la Gauche est au pouvoir. »

« Au pouvoir, il n’y pas plus de délices que de calice, il y a une exigence qui s’appelle le progrès. Et s’il y a un fil rouge qui relie toutes périodes où la gauche a gouverné c’est celui-là »

« Nous avons donné à nos entreprises les moyens de se développer : BPI, CICE, French Tech, Plan d’investissements … Ce ne sont pas des cadeaux aux entreprises mais une politique pour les travailleurs et les entrepreneurs. Nous en recueillons les premiers fruits. Le mérite en revient aux français. »

« L’éducation est redevenue le premier poste budgétaire de l’État. La refondation n’est pas la priorité de l’État, c’est la priorité de la France ».

« Moderniser, c’est aussi anticiper : l’accord de Paris en est l’exemple, nous pouvons en être fier. Pas simplement pour l’histoire, mais pour l’avenir. Nous devrons revendiquer cela »

« Moderniser le pays, c’est créer de nouveaux droits. Droit au mariage pour les couples de même sexe. Droit à une fin de vie digne et apaisée. Droit à l’oubli pour les personnes atteintes d’une maladie grave. Droit à la protection de ses données personnelles sur Internet. Droit à l’IVG entièrement anonyme et gratuit. Droit pour les consommateurs avec les actions de groupe »

« Sur les impôts, il est normal de redonner aux français ce qu’ils avaient acquitté pour le redressement du pays »

« Avons-nous renoncé à maîtriser la Finance ? Celle qui a provoqué la crise de 2008 ? La France a agi pour introduire l’Union bancaire européenne. Les dépôts des épargnants sont désormais protégés en cas de nouvelle crise financière, et les banques ont été mises à contribution. La France a voté une loi de séparation, dans les établissements financiers, des activités spéculatives et des activités de dépôt et plafonné les rémunérations variables. Partout, au G20, au sein de l’OCDE, en Europe, notre pays est à l’initiative dans la lutte contre la fraude fiscale. Nous avons agi pour imposer l’échange automatique d’informations entre les administrations fiscales et faire reculer le secret bancaire. Et demain, nous irons encore plus loin »

« Aucun droit n’a été réduit, et de nouveaux droits ont été accordés : dans quel pays européen autant de droits ont été accordés ? »

« La gauche ne gère pas des acquis, mais donne l’occasion à des générations nouvelles d’espérer, de vivre mieux »

« On a agi pour les jeunes : c’est pour elle qu’on réduit la dette, qu’on refonde l’école, qu’on accorde de nouvelles bourses, qu’on étend de la garantie jeune. C’est pour la jeunesse qu’on agit et qu’on continuera d’agir »

« La France a été frappée très durement par le terrorisme. On a augmenté les moyens pour la sécurité, décrété l’état d’urgence. Ce n’était pas prévu. Nous ne gagnerons ce combat que si nous restons nous même »

« C’est aujourd’hui un nouveau compromis que nous construisons : démocratique, économique, social écologique. Ce n’est pas un équilibre, mais une volonté, tenir son axe avec ténacité, suivre son cap avec lucidité et convaincre avec sincérité »

« Le compromis, c’est tout l’objet de la loi travail, un texte de progrès qui aujourd’hui a trouvé son équilibre, trouvé un sens qui a pu à un moment lui manquer. Cette loi va changer profondément et modifier durablement les rapports sociaux dans les entreprises »

« Le CPA est une avancée majeure de ce texte. Le capital de ce qui n’ont que leur force de travail, et qui sera une grande avancée de notre modèle social ».

« Il faut faire des avancées en Europe : budget propre de la zone euro, un parlement de la zone euro, une Europe de la défense, une politique commune sur la transition énergétique. Je ferais ces propositions au lendemain du vote britannique. »

« Mais ce qui nous menace au début du XXIème siècle c’est la résurgence du nationalisme, il se nourrit des excès de la mondialisation sans règles. La peur qu’elle suscite provoque le repli, le refus, le rejet. Fermeture des frontières, sortie de l’Euro puis de l’Europe, exaltation de l’identité nationale pour mieux écarter ceux qui n’y auraient plus leurs racines. Cette tentation parcourt l’Europe. Elle a ses partis, aucun ne prétend se fréquenter mais tous se rassemblent avec les mêmes dénonciations. La présence de l’islam et l’existence même de l’Union Européenne »

Alors c’est la cause du progrès et de la démocratie qui est en jeu. Et la France doit être en première ligne parce qu’elle est attendue et souvent espérée »

« La République, notre République, c’est ce modèle que nous devons sans cesse réinventer pour l’adapter aux temps qui viennent. »

« Dans la responsabilité qui est la mienne, j’affirme que l’immobilisme n’est pas permis à la France. Ne pas réformer, ne pas avancer, ne pas prendre de risque, se dire qu’en ne changeant rien ici, les autres nous attendrons, ce n’est pas un chemin, c’est un surplace, pire un enlisement. Au nom d’une illusion, celle que les acquis le seraient pour toujours. Être en retrait, c’est battre en retraite. La nostalgie devient vite un renoncement. »

« Et nous devons y veiller, travailler avec eux et agir plus vite encore. Mais nous n’avons pas besoin de copier, ni les mini-jobs des uns, ni l’âge de la retraite des autres. La France peut réussir sans avoir à démanteler les services publics, précariser les salariés et réduire les impôts des seuls favorisés. L’alignement est souvent un abaissement. »

« Rien ne remplace l’acte de gouverner, rien ne remplacera le vote et le suffrage universel »

« L’enjeu dans cette période, c’est la cohésion : cohésion nationale. Face aux risques de séparation, de fragmentation, de division et même de violence. Cohésion sociale. Parce que nous avons le devoir de donner sa chance à chacun. Cohésion républicaine. Parce que nous sommes dépositaires des mêmes valeurs. »