C’est un très bon résultat que celui de tous nos candidats au premier tour puisque nous sommes en tête quasiment partout et, dans les cas où nous ne le sommes pas, nous sommes en second à peu d’encablures du premier.
Pour une élection qui devait être une voie triomphale pour la droite, avec des circonscriptions découpées sur mesure, c’est plutôt la débandade. Nous devons ce résultat au fait que nos candidat(e)s ont été désigné(e)s dans le cadre d’une primaire et qu’il n’y a pas eu de dissidence à gauche, mais surtout qu’elles et ils se sont mis(es) en campagne il y a un an et demi et ont labouré leurs vastes terrains sans relâche. C’est le double enseignement de ce scrutin : c’est un vote politique en faveur des partis de gouvernement et en même temps n’ont été reconnus que ceux qui ont fait du terrain. On voit bien que les candidats parachutés de la droite –fussent ils ex ministres– ne réussissent pas : il ne suffit pas d’aller serrer la main au président du pays visité pour obtenir le vote des Français.
Bravo à toutes et à tous pour vos campagnes ! Nous aurons à discuter plus tard sur le problème que pose la faiblesse du taux de participation.
Pour le moment, il faut préparer urgemment le deuxième tour. Chacun des candidats fera l’analyse de sa circonscription pour définir sa stratégie de deuxième tour. Quoiqu’il en soit, il nous faut obtenir le soutien de nos partenaires de toute la gauche, ceux avec qui nous avons un accord (PRG, EELV, MDC), comme les autres. Et puis profiter de la division de la droite entre ses différentes familles et ses candidats pour apparaitre comme la force du sérieux et du rassemblement.