M. Vaclav Klaus est le président de la République tchèque. C’est un ultra libéral et, comme souvent ces gens là, c’est un anti européen passionné. Il n’aime pas le Traité de Lisbonne (c’est son droit) et refuse de signer l’acte de ratification malgré l’accord du gouvernement tchèque et des deux chambres du parlement, ce qui montre aussi que ce n’est pas un grand démocrate.

Le sujet est donc encore très sensible surtout en Allemagne, en Bavière et en Autriche où ils sont plus d’un million.
L’idée de M. Klaus est d’obtenir une déclaration des 26 qui serait intégrée au nouveau Traité précisant qu’aucune revendication au titre des biens sudètes spoliés ne serait acceptée. Ceci nécessiterait bien sûr que tous les pays qui ont ratifié recommencent leur ratification. Voilà donc ces pauvres Sudètes otages d’Hitler, puis de Gottwald et maintenant de Klaus !
On me dit qu’il ne faut pas menacer M. Klaus de représailles financières ni le priver de son Commissaire européen dans la prochaine Commission parce que cela le fera paraitre comme le champion de l’indépendance et de la souveraineté tchèques.
Mon sentiment est qu’on ne peut rien faire avec des adversaires de l’Europe comme lui et comme MM. Cameron et Hague. Nous devons exprimer politiquement notre rejet de leurs agissements et de la ligne politique qu’ils expriment. Une déclaration solennelle des Parlements des pays qui leur sont opposés, cela aurait de la gueule.
Et nous devons nous organiser rapidement entre ceux qui veulent une Europe puissance pour avancer sans eux.